De l’art d’apprécier ses compatriotes (ou pas)

Hier soir, j’étais de fiesta dans un énorme et superbe appart, chez une amie de ma chérie. C’est en fait une grosse colloc qui, comme par hasard, est complétée par… des français! Donc hier, c’était une sorte de grosse crémaillère pour l’arrivée d’une nouvelle française. De prime abord, j’étais assez content d’avoir l’occasion de parler français, après 10 mins je l’étais moins et après toute une soirée là bas, limite je les aurais dépecés avec une petite cuillère.

vue de l'appartement
Vue de la terrasse de l’appartement – Mexico

Alors déjà, l’idée de la soirée c’était que tout le monde invite tout le monde: des français, des mexicains et/ou qui que se soit. Au final, une énorme majorité de français, parlant quasi uniquement français, tous plus pédants et parisiens (dans tous les mauvais sens du terme) les uns que les autres. A la limite, pas grave, ça m’empêche pas de passer du temps avec des gens rigolos et de baragouiner en espagnol toute la soirée.

Là où ça devient lourd, c’est quand le DJ de la soirée décide de lâcher les platines et que les gentils petits français prennent le contrôle. Autant quand je suis dans une soirée entre amis, ça me fait marrer de passer des trucs de merde, autant quand je connais pas la moitié des gens et surtout que je suis à l’étranger, j’évite de foutre de la chanson française merdissimesque pendant des heures.

Au début je me suis dit, bon ok, c’est un trip entre eux d’écouter des trucs aussi pourris (je vais pas faire de liste mais imaginez tous les trucs les plus beaufs que produit notre pays). Mais au bout de je sais pas combien de temps et en les voyant chanter et danser, je me suis dit que non, vraiment, je les passerais bien au napalm.

En plus, quand j’entends des trucs genre « oh mais oui, mais j’adooooooore vivre à l’étranger, maman travaille au ministère des affaires étrangères (un poste créé juste pour elle!) donc j’ai eu l’occasion de beaucoup bouger et blablabla je me la pète et blablabla ». Non vraiment, il n’aurait plus manqué que je parle politique avec eux et j’en aurais passé un par dessus le balcon (7ème étage, ça aurait fait de la belle purée).

Au final, ça m’aura vraiment pas empêché d’apprécier cette très bonne soirée, très rigolote, avec en highlight:
– des gens qui restent bloqués dans l’ascenseur
– un couple qui baise dans les escaliers de l’immeuble d’en face
– plein de photos débiles
– des tacos salvateurs sur le chemin du retour

Et là, je vais vous laisser pour aller voir la petite Céline et d’autres parisiens qui seront sans aucun doute beaucoup plus ouverts et intéressants que ceux d’hier.

PS: bon ok, yen avait peut être quelques uns de récupérables dans le tas, mais quand même.

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One Response to “De l’art d’apprécier ses compatriotes (ou pas)”

  1. G 12 octobre 2008 at 19:23 #

    Il ne te reste plus qu’à te faire naturaliser Mexicain. Les français sont souvent puants à l’étranger… c’est vraiment dommage !

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