We live in a taxi world

Comme je vous l’ai déjà expliqué, à Mexico on se balade très souvent en taxi. Les transports en commun sont pourtant très développés avec un gros réseau de bus et de métros, mais les problèmes de sécurité font que beaucoup de gens préfèrent utiliser leur(s) véhicule(s) personnel(s) (en fonction de l’immatriculation, les voitures sont interdites de circulation un jour par semaine ce qui pousse certains foyer à posséder plusieurs véhicules pour varier les immatriculations et ainsi circuler tous les jours).

Le souci c’est le rythme de conduite des mexicains auquel même les locaux ont parfois du mal à résister. Du coup, les taxis foisonnent afin d’apaiser un peu le stress latent de la conduite en milieu difficile. Mais même les taxis ne sont pas tous sûrs. Certains roulent sans réellement avoir le droit d’exercer et il arrive parfois qu’on se retrouve dans une ruelle sombre et paumée avec le chauffeur et ses potes pour une tournante façon « je te dépouille et je te bourre le cul de piment ».

Par conséquent, il faut bien maîtriser toutes les classes de taxi que l’on peut rencontrer:

  • le taxi taxi: le plus souvent rencontré dans les zones touristiques, en particulier en dehors de Mexico. Il est en général très insistant et souhaite à tout prix vous amener avec lui. Comme vous êtes dans un bled à touristes et que ça risque pas grand chose vous pouvez y aller.
  • le taxi amigo: le rival du taxi taxi. Exerçant dans le même biotope, il va jouer la carte de la complicité pour vous attirer dans son filet. Tout comme le précédent, si vous êtes dans une ville de touristes, pas de souci. Dans Mexico je serais par contre plus méfiant.
  • le taxi vocho: les fameuses coccinelles de l’Amérique latine. Evitez les à tout prix! Elles ont beau être mignonnes avec leur jolie peinture verte, ce sont des épaves ambulantes et la plupart des chauffeurs n’ont pas de licence. Piège à touristes mais ça a le mérite d’alimenter le folklore de la ville. Il peut toutefois arriver que dans certaines villes, la quasi totalité des taxis soient de cette catégorie, par exemple Taxco. Dans ce cas, ne paniquez pas et faites avec les moyens du bord, ça ne peut pas être si terrible que ça.
  • vocho en Taxco
    Farandole – Taxco
  • le taxi seguro: principalement rencontré dans les aéroports et gares routières, vous ne traiterez pas directement avec le chauffeur mais avec des gentils guichetiers souvent aussi aimables que des cactus à la saison sèche. Bon par contre, comme leur nom l’indique c’est sûr à 100%, ça a le mérite d’être quand même pas mal mine de rien.
  • le taxi ejecutivo: celui ci est discret, efficace. Souvent en groupe dans un coin de rue stratégique, vous ne le verrez pas au premier coup d’oeil. Si vous regardez un peu mieux, vous verrez ces hommes richement vêtus, converser de sujets divers et variés. En arrivant plus pret puis en établissant le contact visuel, agrémenté d’un « taxi? », vous devriez pouvoir les approcher sans souci et bénéficier d’une course bon marché, sûre et efficace. Mes favoris.
  • le taxi libre: particulièrement répandu et bon marché, il peut être bon ou moins bon mais ne coûtera jamais très cher. A utiliser à ses risques et périls ou quand les jambes ne peuvent plus vous porter.
  • Bien sûr il y a aussi des stations de taxi tout à fait fréquentables et d’autres que l’on peut appeler directement au téléphone. Enfin vous voyez le genre quoi. En espérant que ce petit guide de survie en milieu urbain mexicain vous aura été utile.

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    2 Responses to “We live in a taxi world”

    1. ro* 27 octobre 2008 at 14:50 #

      mh, pues una de las maravillas del taxi ejecutivo es poder dormir en el camino, hoy será mi salvación, para suavizar mi 1:40 h de camino a la oficina…

    2. bintz 27 octobre 2008 at 19:37 #

      1h40… pobre…

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