Chronique du travail ordinaire #5

Comme ça fait longtemps que j’ai rien raconté de textuel, je me suis dit qu’il était temps de vous recauser un peu de Bob (voir les épisodes précédents)

Flashback 7 années et demi plus tôt (putain, je vieillis), l’été 2003, ma cohabitation douloureuse avec l’individu. Je sortais alors avec une nana de Bordeaux et j’avais donc l’habitude de me taper pas mal d’allers-retours depuis Toulouse. J’évoquais assez peu, pour ne pas dire jamais, ma vie privée avec Bob et ceci pour une raison simple: le spécimen ayant eu des soucis pour harcèlement auprès de quelques dames des étages, je pensais qu’il était plus sain de ne pas lui donner de grain à moudre ; sans compter les visions atroces qui m’accablent encore quand je l’imagine, nu et transpirant, s’astiquant le manche devant ses pornos favoris.

== Petit aparté harcèlement ==
Le plus beau coup d’éclat du bonhomme restera quand même un appel téléphonique au service formation. Il s’est fait passer pour un formateur s’inquiétant de l’absence de Mme Machin à la session qu’il devait animer. Il souhaitait donc récupérer son numéro de téléphone pour savoir si elle avait eu un souci.
== Fin de l’aparté ==

Je restais donc le plus discret possible en sa présence. Malheureusement, par un truchement de l’histoire que je ne m’explique pas, peut être une connexion synaptique exceptionnelle qui lui fit interpréter justement un coup de fil, il découvrit ce que je faisais de mes weekends… Précédemment échauffé par ses remarques salaces à longueur de journée et sa respiration haletante insupportable, j’avoue que j’étais peu enclin à la discussion.

Ceci nous mena à un échange épique et un peu surréaliste, je vous laisse apprécier:

Lui: tu fais quoi ce weekend?
Moi: Grmmblll (arrête de me poser des questions toutes les 5 mins connard)

Lui: tu vas voir ta copine ce weekend?
Moi: mmouais…

Lui, dégueulasse: hinhinhin! vous allez faire des trucs sexuels?
Moi, me levant de mon siège, excédé: non mais ça va ouais!? tu te prends pour qui?!

Lui, penaud, mais sérieux: ben, euh, pour Freud.
Moi: …

Lui, remontant ses lunettes: ben oui.
Moi: Non mais je vais pas supporter ça bien longtemps!

Lui, toujours super sérieux et pas énervé: ah mais non, ne t’inquiète pas, normalement je pars à la fin du mois
Moi: …

Je suis ensuite sorti du bureau, j’ai dit à mon chef que j’en avais ma claque et que je partais chez moi.

Autant vous dire que lui n’est pas parti à la fin du mois (il devait partir depuis avant que je commence mon stage). Il est par contre allé (re)faire un petit tour en HP quelques semaines, comme chaque fois, puis il est revenu gentiment me casser les couilles pour de loooongues semaines supplémentaires qui me permettront d’alimenter encore loooooongtemps cette rubrique du blog.

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12 Responses to “Chronique du travail ordinaire #5”

  1. Fushichô 11 février 2010 at 22:25 #

    Ah ! Le retour de Bob-le-dégénéré, ça fait plaisir ! :D

    Les collègues, c’est toujours une source inépuisable d’anecdotes. Et le tien est vraiment gratiné. T’as cohabité combien de temps avec ce phénomène ?

  2. bintz 11 février 2010 at 22:36 #

    Grosso modo 6-7 mois.

  3. Greg 12 février 2010 at 0:16 #

    Hahaha, sacré Bob. Ces petites histoires m’ont beaucoup manquées ^^

  4. Fushichô 12 février 2010 at 9:08 #

    Que 6 mois ? Rôôôh, chuis déçu, je pensais que tu te l’étais coltiné qq années !

  5. bintz 12 février 2010 at 11:06 #

    T’es fou! J’aurais pété un câble! Enfin bon, j’en ai quand même retrouvé des gratinés ensuite mais au moins je les avais pas dans le même bureau que moi ;)

  6. Jérôme 12 février 2010 at 12:59 #

    Hahahaha, je te revois rentrer à l’appart à moitié fou, sautillant nerveusement sur les talons, la barbe hérissée, grommelant -vite- des trucs genre « Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn ».

    Moi, il me faisait bien marrer.
    Je me retiens difficilement de spoiler la suite de l’histoire, il me tarde TANT la chute.

  7. Fushichô 12 février 2010 at 18:15 #

    Bah j’sais pas pourquoi, je m’étais imaginé que tu l’avais subi plus longtemps. Finalement non, et heureusement pour ta santé mentale, sinon t’aurais fini en HP ; et avec un peu de chance, dans la mm chambre que lui ^_^

  8. Pinpin 14 février 2010 at 18:31 #

    Dire qu’on m’a raconté ça… J’ai échappé belle !
    =EDIT= Il est donc parti avant que j’arrive. ^^

  9. bintz 14 février 2010 at 22:04 #

    Désolé Pinpin, j’édite une partie du commentaire, faut pas spoiler la fin des histoires de Bob! :p

  10. karine Alquier 20 février 2010 at 21:49 #

    Drôle ……. à la lecture ;p

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