Chronique du travail ordinaire #7

Pour le plus grand plaisir de la foule en délire, la chronique d’aujourd’hui nous ramènera un court instant vers l’ami Bob! Encore une fois, retour sur ce fameux été 2003: sa canicule, son hécatombe gérontologique, son rassemblement altermondialiste dans le Larzac (faudra que je le raconte celui la aussi un jour). Tout allait bien dans le meilleur des mondes ou presque.

Sauf qu’un jour, le petit père Bob, lassé de ramasser des râteaux pour harcèlement dans les couloirs du boulot, décida de prendre les choses en main. C’est vrai quoi, yen a marre de devoir prendre la route pour aller aux putes en Espagne, c’est pas pratique et c’est loin! Du coup, notre petit camarade se mit à fréquenter les tchats de rencontre, depuis le boulot si possible.

J’eus donc droit aux commentaires salaces de l’animal pendant les longues après-midi torrides de l’été, mais surtout aux comptes-rendus systématiques post-weekend (et post-coït, cela va sans dire). Car Bob est une bête de sexe, un animal engendré pour distribuer l’amour à qui veut bien le recevoir. C’est ainsi qu’un lundi, le cerveau perdu entre les errances éthyliques du weekend et quelques lignes de code, mes oreilles subirent un véritable viol:

Bob, frétillant: Salut!
Moi: Hmmmlut…

Bob: Oh, hé, tu sais quoi? J’ai bien baisé ce weekend!
Moi: Ah…

Bob, fier comme un paon: Ouais! J’étais chez elle samedi pendant que son fils était pas là. Et là dans l’après-midi, pendant le match de rugby, on l’a fait 7 fois!!!

Je vous laisse faire le calcul en comptant un minimum de pause syndicale entre chaque session et sachant qu’un match de rugby dure 2x 40 minutes + la mi-temps.

Les sacs à vomi sont dans la sacoche du siège devant vous, merci pour votre compréhension.

Tags: , , , , , ,

No comments yet.

Leave a Reply