Comme une envie de pâtés sur la plage

J’ai comme envie de vous raconter plein de trucs mais comme d’hab depuis environ 3 mois, le temps manque. (ouais bon ok, le temps on peut toujours le prendre mais bon hein voila!) Du coup, je ne peux pas vous raconter tout ce que j’aurais envie de vous raconter.

On va quand même faire un petit point BD, une fois n’est pas coutume. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, j’achetais des BD. Beaucoup. Plein. Un chingo (au Mexique quand tu comptes tu fais: « un », « dos », « tres », « un chingo »). Je passais pour ainsi dire une bonne partie de mes premiers salaires en livres de toutes sortes de toutes tailles et j’aimais ça. Maintenant je suis beaucoup plus sélectif parce que les nanas à gros nichons qui butent des dragons puis les machins underground glauques qui ressemblent à rien, ça va 5 minutes mais faut pas non plus pousser mémé dans les cactus.

Il y a tout de même un truc que j’achète les yeux fermés dès que ça sort: les albums de Frederik Peeters (je vous renvoie à ce très bon article rédigé avec une amie il y a fort longtemps si vous n’avez jamais entendu parler de ce talentueux suisse). Bon ok, le dernier est sorti il y a déjà 3-4 mois mais je vous ai déjà dit que j’étais dans une faille temporelle dernièrement. Parlons donc de Château de sable, édité chez Atrabile.

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En ces jours printaniers, transposez vous encore quelques mois en avant et imaginez vous à la plage, avec bobonne, les gosses et le chien. Un cadre idéal si on excepte la bande originale que l’on aurait pu rajouter à l’album: Holidays in France – Lofofora (voir en bas de l’article pour l’écouter). Car oui, les vacanciers sont souvent détestables et à plus forte raison quand on découvre un macchabée sur la plage abandonnée, déjà bien entamé par les coquillages et les crustacés.

Pourtant cette fois Peeters n’est pas au scénario, mais on ressent les aspects qui ressortent habituellement dans ses livres: un côté surréaliste, des personnages particulièrement bien caractérisés et un environnement ubuesque qui sert de cadre à une chouette fable.

En gros, on à affaire à un huis-clos à la mer au cours duquel une douzaine de personnages vont se découvrir et se révéler jusqu’à la fin inéluctable. Mais difficile d’en dire plus sans spoiler horriblement le principe général de l’histoire. Toujours est-il qu’une fois de plus, les caractères sont bien campés par un trait dynamique et efficace dont je ne me lasse pas et les pages passent inexorablement, nous faisant détester l’un ou plaindre l’autre.

Une fois terminé, on en demande encore, comme après un bon Lynch. On cherche des explications, on aimerait avoir plus de pistes mais en définitive, est-ce vraiment important? Les auteurs nous ont mené où ils voulaient, dans une réflexion sur notre rapport à l’autre et notre vision du monde en situation de crise… et c’est bien là le plus intéressant.

Ceci étant, ça m’a donné des envies de soleil et de chaleur donc je vous abandonne pour retourner encore un coup au Mexique, on verra si j’arrive à vous raconter quelques bêtises depuis là bas!

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2 Responses to “Comme une envie de pâtés sur la plage”

  1. Marie 12 février 2011 at 13:57 #

    Bien aimé aussi ce dernier ouvrage Peeterséen. Complètement dingue comme histoire :) . Merci pour le lien ;)

  2. le squatteur 12 février 2011 at 19:03 #

    Si on passez chez toi l’emprunter, tu nous en voudras?

    En passant, je te rendrai ta collection complète de Witchblade ;-p

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