Pardonne leur Kurt, ils ne savent pas ce qu’ils font

Ce n’est pas dans mes habitudes de poster ici ce que je colle déjà sur facebook/twitter/google+ mais là, c’est vraiment trop moche pour ne pas en parler.

Comme moi, votre adolescence a sûrement été bercée par la voix lancinante et grunge de Kurt Cobain (mort à 27 ans, comme Amy Winehouse, Janis Joplin et tout un tas d’autres que je vous laisse découvrir vous même). Comme moi, vous avez écouté en boucle Nevermind, l’album avec le bébé qui essaie d’attraper un billet dans une piscine. Vous en avez même profité pour réaliser vos premiers pogos lors d’un putsch musical à la boum de Marie, la super bonnasse du collège à qui vous vouliez rouler des pèles.

newermind

Oubliez tous ces bons souvenirs, je vous présente Newermind, l’abomination commises par Spin. Le concept est simple: l’album a 20 ans, on fait un tribute avec les chansons reprises par des artistes d’aujourd’hui. J’avoue n’avoir écouté qu’une seule chanson, linkée sur lemonde.fr, mais ça me suffit largement pour ne pas en vouloir plus.

Les mythes, qu’ils soient très commerciaux comme Nirvana ou pas, sont fait pour être égratignés, repris et chantés pour les siècles des siècles (amen), je suis bien d’accord. Mais ce n’est pas une raison pour nous balancer cette soupe insipide sous couvert « d’artistes contemporains ».

Contemporain mon cul! Kurt doit se retourner dans sa tombe.

PS: si quelqu’un a le courage de se fader tout l’album, dites moi, par pitié, que le reste n’est pas aussi mauvais.

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3 Responses to “Pardonne leur Kurt, ils ne savent pas ce qu’ils font”

  1. Jword 5 août 2011 at 15:50 #

    Il y a de la merde sur l’album (Come as you are par exemple, qui est repris par un groupe foireux), mais il y a aussi des trucs vraiment intéressants. Les reprises d’In Bloom et Drain You m’ont fait découvrir deux groupes que je n’aurais jamais connu sans ce tribute. Ce ne sont pas des covers bateau (comme Seether peut en faire de temps en temps), mais bien d’un travail de réadaptation en ce qui concerne ces deux chansons. Polly, Lounge Act, Stay Away et Lithium sortent également du lot, le reste manquant vraiment d’interêt.

    Un Teen Spirit sans originalité particulière mis à part que c’est une version folk, Breed, On a Plain et Territorial Pissings sont sans interêt (mon cousin de 14 ans aurait pu faire aussi bien avec son groupe de puceaux), Something in the Way fidèle à la version live électrique de Nirvana avec des couplets calmes et des refrains distordus, et pour finir un Endless Nameless calculé, préparé et calibré au millimètre qui pue le manque de spontanéité créative (ou de folie).

    Donc avis très très mitigé, mais ce genre d’album ne me dérange pas, c’est assez intéressant de voir ce que certains en font, y’a pas de quoi crier au blasphème.

  2. bintz 5 août 2011 at 15:56 #

    Sympa comme avis constructif Jword, ça me donnerait presque envie d’écouter les morceaux que tu cites comme intéressants. Je chargerai peut être ça ce weekend, si j’ai suffisamment la foi.

  3. Jword 5 août 2011 at 17:20 #

    Merci beaucoup bintz. Et bien je pense que j’ai eu de la veine parce que j’ai commencé l’album par In Bloom et Drain You qui sont mes deux chansons favorites de Nevermind. Comme j’ai apprécié je me suis dit que le reste méritait peut-être une écoute.

    Après si j’avais commencé l’écoute par Come as you are…je n’aurais peut-être pas eu le courage d’écouter les autres chansons. Evite Come as you are d’entrée, c’est vraiment gonflant!

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