Comment ma mère s’est retrouvée avec un martinet qui n’était pas à mon frère

Mon frère, la vingtaine frétillante, rentre en weekend chez les parents. Il doit récupérer un sac d’affaires qu’il a laissé chez moi à l’époque où il squattait. Il contient des fringues, une lampe et des trucs de toilette.

Ma mère lui montre le sac dans un coin de son ex-chambre et en sort un martinet:
« C’est à toi? »

Mon frère:
« Euh non, pas du tout! »

Pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette situation embarrassante, il faut revenir plus d’un an en arrière, aux environs de mai 2010. A cette époque, j’organise une bonne grosse fête chez moi à l’occasion de mes 30 ans. Cette soirée à un thème: survivor. La plupart des invités arrivent déguisés en militaires survivalistes, en chasseurs de zombies ou en clones de Mad Max.

Tous? Non! Un couple d’amis arrive déguisé en maîtresse SM et son esclave. Collier, laisse, cuir et martinet à l’appui.

Le martinet, probablement animé d’une conscience propre (ou souhaitant échapper à d’étranges sessions de sexe pervers), se glisse dans le sac d’un autre pote et part en voyage à Lourdes, la ville où j’ai grandi et où habitent mes parents. Quelques jours plus tard, l’emprunteur malgré lui se rend compte qu’il a embarqué un passager clandestin, probablement parti à Lourdes pour confesser les horribles choses dont il a été témoin. Le pote en question ramène l’objet du délit à Toulouse afin que je le rende à ses propriétaires légitimes.

Là, oublié dans un coin de l’appartement, il attend son heure. Pendant plus d’un an, il sera trimballé d’étagère en bureau, de table en bout de carrelage pour finir dans un gros bordel qu’on nommera sobrement « débarras » (bon ok, il a terminé dans une pièce dans laquelle j’ai entassé des trucs pendant des années).

A l’occasion d’une opération Napalm™ visant à resécuriser hygiéniquement le dit débarras, ma chère et tendre, grande supervisatrice des travaux, met de côté toutes les affaires de mon frère. Le sac est rangé dans un placard. C’est probablement à cette occasion que le martinet est discrètement tombé dans le sac, s’embarquant pour une nouveau voyage en terre sainte…

Manque de bol pour lui, il s’est encore fait capter, cette fois par ma petit môman et va refaire le trajet inverse. Bic, Marion, je vous le rends un jour, promis!

Tags:

One Response to “Comment ma mère s’est retrouvée avec un martinet qui n’était pas à mon frère”

  1. Benedyct 8 novembre 2011 at 12:00 #

    :D :D

    Comme quoi ‘l’esprit des choses »….

    Excellente cette histoire ^^ (n’abuse pas du martinet quand même)

Leave a Reply