Cthulhu – Masques de Nyarlathotep – CR#6

Avant d’entamer ce CR#6, il est bon de comprendre qui est Harvey Weezle, le toubib de l’équipe. Pour cela, un petit bout de background écrit par le joueur:

Au départ :
Harvey Weezlestein est un raté, sa carrière médicale est en fait une vaste supercherie. Orphelin très jeune, il a gardé de son enfance irlandaise (Groghan Harvey) une Bible et un médaillon de Saint Christophe. Recueilli par les domestiques d’une riche famille juive de New York, il a quitté très tôt cette demeure. Ses premières activités de bouftance ont été quelques petits boulots de renseignement pour des chefs de bande de son quartier (son physique le rendant passe-partout aux yeux de M.Tout le Monde). Soucieux de ne jamais prendre parti, il a toujours rendu service à tout le monde et petit à petit, avec plus ou moins de chance et quelques séances de formation, il a réussi à sauver les miches à plusieurs malfrats qui ont décidé qu’il était un doc…

Piégé par sa récente réputation et par différents mensonges (ses pseudo-études), Harvey a dû assumer…Il est devenu le médecin officiel des bas échelons de la Mafia, celui auquel on apporte les cas désespérés et à qui on ne pourra pas reprocher une perte vu qu’il a fait du mieux qu’il pouvait.

Et au fur et à mesure, il s’es forgé une petite clientèle dans la haute société, où l’on sait que si on a besoin d’un contact avec l’Underground, d’une drogue un peu spéciale, Harvey Wezzlestein est le bon contact. Et Harvey sait faire payer ses services. Harvey craint que son passé ne le rattrape…

Et lorsque le Professeur Lexington l’a contacté, il n’a vu qu’un nouveau service à rendre à un de ses « clients ».

Aujourd’hui :
Harvey est en Croisade…Son intérêt pécunier pour la famille Carlyle qui a motivé son investissement dans l’enquête et la possibilité pour Harvey de quitter son quartier sans que le Mafia ne passe un contrat sur sa tête s’est mué en une douce folie.

Sa réticence envers la violence a totalement disparu. Sévèrement ébranlé par les lectures, les événements auxquels il a été confronté, il est persuadé que l’Apocalypse est pour bientôt. Sa faible culture religieuse ne l’a pas empêché de se souvenir des récits de ses parents et du prêtre catholique de la paroisse natale au sujet du Déluge et de l’Apocalypse. Dans un mix mélangeant souvenirs enfantins et Yahvé, dieu vengeur de la Torah, il s’est créé sa Croisade, et s’il faut se salir les mains ou employer des méthodes expéditives, il n’hésitera pas.

Il ne comprend pas toutefois les querelles mesquines entre certaines factions (mafia, police et leur groupe) alors que tous devraient prendre conscience qu’ils sont en mission, élus par le Seigneur pour éviter le pire et pour porter le feu et le glaive à ses ennemis.

La nervosité continuelle qui l’agitait s’est aggravée, Harvey essaye de convaincre tout le monde de la justesse de ses positions. Le bon doc est une véritable bombe à retardement…

Objectifs :
- Initialement: soutirer un max à la famille Carlyle afin de s’acheter une vraie position.
- Désormais: La Croisade (il est réellement persuadé qu’il est désormais le leader né du groupe)
- Rester en vie et/ou témoigner de l’imminence de l’Apocalypse.

La croisade d’Harvey

1-Présentation :
Session de jeu #6:
• Mardi 24 avril 2012

Présents physiquement :
• Zacharias Atkinson, moine défroqué
• Edward Green, explorateur
• Professeur Lewis Lexington, archéologue
• Harvey Weezle, médecin

Présents skypement :
• Albert Flanagan, ingénieur-mécanicien/pilote
• Charles R.R Bapkins, détective conseil

Ci-après, les impressions personnelles d’Harvey Weezle sur les derniers évènements, intervenus lors de la Croisade (dénommée : l’expédition « Lexington : sur les traces de l’expédition Carlyle »).

2- Ne pas confondre « faire tapis » et « se faire mettre au tapis »

Dimanche 15 février, matin et après midi

Après une bonne nuit passée dans notre nouvel hôtel (Bakerfields) nous voilà reposés.

Au lever, suite à ma proposition, mes acolytes décident de reprendre le fil des événements depuis la lettre de Jackson Elias. Ils se mettent à trier l’Elias (les liasses) de documents en leur possession. Je me contente de réfuter leurs pitoyables suppositions et leur rappelle à plusieurs reprises qu’ils auraient mieux fait de m’écouter à New York.

Lexington en profite pour s’éclipser pour envoyer des télégrammes à je ne sais qui.

Récapitulatif des dates clef de l’expédition Carlyle par Albert Flanagan:

1919
• 4 avril : annonce de l’expédition dans les journaux
• 5 avril : départ pour Londres
• 3 juillet : départ de l’expédition de l’Egypte pour le Kenya
• 24 juillet : annonce du safari dans la région de Nairobi
• 15 octobre : l’expédition Carlyle est portée disparue !

1920
• Mars : expédition de secours d’Erica Carlyle
• 24 mai : la police de Nairobi confirme le massacre de l’expédition de Roger Carlyle
• 19 juin : 5 hommes de la tribu Nandi sont exécutés

Membres présumés disparus de l’expédition Carlyle:

Roger Carlyle, 22 ans, héritier d’un empire financier basé sur la vente d’armes
Sir Aubrey Penhew, éminent égyptologue, fondateur de la Fondation Penhew basée à Londres
Robert Huston, psychologue de Roger Carlyle, spécialiste des pictogrammes antiques et surtout mis en cause par Carlyle sur une affaire louche.
Hypatia Masters, photographe, probablement l’ancienne maîtresse de Roger Carlyle
Jack Brady, intendant de l’expédition
M’Weru Anastasia, prêtresse vaudou d’Harlem, nous avons appris son existence suite à mon enquête sur les dossiers cachés d’Huston. Pas d’enquête sur elle. Pourtant, cela ne nous aurait pas pris longtemps

Pièces à conviction:
Boite d’allumettes du Tigre Bondissant, établissement de Shanghai.
Carte de visite d’une entreprise d’Import/Export nommée Emmerson où le nom de Silas N’Kwane à été noté par la main d’Elias
Photo d’un bateau, le pilote reconnaît grâce à la forme des vagues le port de Shangai
L’armateur est Ho Fong Import, son capitaine norvégien se dénomme Torvak.Le trajet emprunté par le bateau est Marseille, Malte, Port Saïd, Aden, Bombay, Singapour, Saïgon et enfin, Shangaï. Le cycle des aller-retours varie de 6 semaines à 3 mois.
L’entrepôt appartient à un indien du nom de Punji Chabout. Ce dernier habite Londres. L’entrepôt stocke des marchandises diverses, sans plus de précisions.
Lettre de Faraz Najir (Caire)
Emerson échange avec Mombasa (Ahja Singh)

Pistes à suivre:

A New York:
enquêter sur la prêtresse vaudou.

En Egypte:
Prendre contact avec Faraz Najir, contact de Carlyle au Caire

Au Kenya:
Prendre contact / interroger Mark Selkirk (police) par rapport à l’enquête sur l’expédition Carlyle
Enquêter sur Ahja Singh à Mombasa pour remonter la piste de la Langue Sanglante au Kenya (dangereux!)

A Shanghai:
Se renseigner sur le Tigre Trébuchant
Se renseigner sur le yacht dont le nom commence par les lettres DAM
Trouver les membres de l’expédition Carlyle qui pourraient s’y trouver encore

3. A l’action !!!

Quatre d’entre nous décidons de revenir au Cargo afin de reprendre notre mission d’infiltration. Je remarque sur la route que les félins sont assez présents dans notre Croisade : le Tigre Trébuchant fait écho au Dancing Lion et au Lion d’Or.

Nous arrivons assez rapidement dans les rues tré-passantes des docks…Je décide de séparer le groupe sacrifiant l’aviateur dans une diversion fort habile, lui enjoignant de se saouler avec les misérables asiatiques qui constituent le gros de l’équipage du Vent d’Ivoire, tout en prétendant vouloir se faire engager par le Capitaine Torvak. J’espère que mes paroles ont su atteindre l’organe qui lui sert de cerveau. J’entends juste le premier échange « Toi américain ? » « Si »…Lamentable…Nous n’allons pas pouvoir nous éterniser longtemps à bord. Flanagan me déclarera plus tard qu’il avait joué au Poker avec eux…

Je surveille mes deux autres compagnons, le moine défroqué, à l’air pervers, m’a tout l’air d’un sectateur…Son attachement pour les filles de joie et sa récente acquisition d’un tableau impie me laissent plus que songeur. Le bellâtre a l’air d’un joyeux ahuri…N’a-t-il rien compris de ce qui nous arrive ?

Nous montons assez facilement dans le cargo et empruntons un escalier pour descendre dans la première cale, celle-ci est vraiment peu remplie…Pour un navire, supposé quitter Londres d’ici quelques jours, c’est troublant…Continuant mon inspection, je décide de fouiller quelques caisses, je découvre dans une caisse destinée à Ahja Sing / Bassin Kilindini, Mombasa Kenya, des vases canopes, récipients destinés à recevoir les viscères embaumés des défunts dans l’Antique Egypte.

Dans d’autres caisses, non étiquetées, je trouve des pièces mécaniques, que je fais immédiatement photographier par Bapkins ainsi, curieuse surprise, qu’un bracelet en forme de Loup.

Le moine, que j’avais chargé de faire le guet, n’a pu s’empêcher d’ignorer mes consignes et a laissé Bapkins se rendre dans la seconde cale. Celui-ci y aurait trouvé des bouteilles de vin, et d’autres pièces mécaniques.

En remontant, le Moine attire l’attention d’un matelot…Il essaye de nous barrer l’accès de la passerelle, je le sème assez facilement, utilisant ma connaissance innée du labyrinthe que constituent les docks, m’attardant néanmoins pour voir le moine se tromper de ruelle et être à deux doigts de se faire rattraper…Il imite parfaitement l’Ange Déchu qu’il est en se jetant dans la Tamise…Quel idiot !!!

Flanagan, toujours désireux de se faire remarquer se jette à l’eau et le sauve de cette tentative de suicide par noyade. Il a toutefois la jugeote de laisser les matelots le frapper à plusieurs reprises afin de donner le change.

Bapkins m’a rejoint à la voiture, nous quittons les Docks rapidement pendant que Flanagan amène le Moine à l’hôpital, que nous avions quitté quelques heures plus tôt.

Laissant là les invalides, nous décidons de rejoindre l’hôtel. Lexington et Flanagan restent toutefois à l’hôpital, redoutant une improbable (quoi que salutaire) attaque de notre moine.

Lundi 16 février

Après un petit déjeuner riche, je souhaite récupérer une partie de notre arsenal. Les invalides continuent leurs lectures impies. L’inspecteur Barrington de Scotland Yard nous redonne nos armes.

Le lundi midi est agrémenté d’une discussion de pizza, Flanagan engueule vertement le serveur qui a mis plus de 40 minutes à nous servir.

Le lundi après-midi est consacré à des missions personnelles : visite au Scoop, discussion avec Barrington « La Fraternité du Pharaon Noir n’existe plus, je vous en ramènerai la preuve », recherches à la bibliothèque concernant Gavigan, la Fondation Penhew et le passage de l’expédition Carlyle à Londres. Rien d’intéressant n’en ressort.

Suite à un atelier sciage de canons, nous effectuons une visite nocturne à la Pyramide Bleue

Celle-ci ne donne rien…

A ma demande, Flanagan propose un plan d’action, je laisse les autres y réagir, il est bon de leur apprendre à réfléchir par eux même. Je donnerai plus tard mon avis qui emportera comme d’habitude l’adhésion de mes troupes.

Lundi 16 février en pleine nuit autour d’une table du bar de l’Hôtel Bakersfield.

Les Bakersfield Boogie Boys se réunissent, j’attends un peu avant de leur proposer de se renommer en Rude Weezle’s Crusaders.

4. Le plan d’action d’Albert Flanagan

« Chers amis, suite à nos dernières aventures, je vous expose ici mes pensées quant aux actions qu’il nous reste à accomplir à Londres. Des ennemis occultes sont à nos trousses et emploient des forces abjectes pour nous empêcher de découvrir la vérité sur l’expédition Carlyle. Ils sont, nous l’avons vu, prêts à tout pour nous arrêter ! Dans le désert, lorsqu’un serpent vous menace, il faut frapper vite et fort pour lui couper la tête ! Agissons de même pardieu ! Par ordre, voici les 4 points qui me semblent les plus urgents :

Premièrement, par mesure de précaution, nous devons couler le Vent d’Ivoire et envoyer sa cargaison par le fond avant qu’il ne quitte Londres. Rappelons que je l’ai proposé dès que nous avons découvert l’existence de ce cargo. Profitons du fog et de l’obscurité pour dynamiter la coque en plusieurs endroits. Nous ne pouvons prendre le risque de laisser l’étrange machine dans les mains de nos ennemis. Qui sait à quels noirs desseins la destinent t’ils ! Dans le doute, détruisons-là, cela les ralentira peut être… L’équipage devrait être sauf et s’en tirer sans trop de tracas : ils pourront gagner la rive avant que le navire ne sombre. Nous devrions désormais avoir assez de dynamite pour couler le navire… Nous n’avons aux yeux de l’inspecteur Barrington aucun lien avec le navire. Comment nous suspecter ?

Deuxième point : il faut urgentissiment prévoir la logistique de notre prochaine étape, j’ai nommé le Caire. En effet, il serait, à mon avis, prématuré de nous aventurer directement au Kenya ou en Chine sans savoir plus avant ou nous mettons les pieds et à qui ou à quoi nous avons réellement affaire. Quoi de mieux que de suivre les pas de l’expédition Carlyle afin de comprendre ce qu’ils ont découvert en Egypte et qui les a si soudainement poussé au Kenya ? Bref, prévoyons notre traversée et tenons nous prêt à appareiller rapidement !

Troisièmement, nous avons établi avec certitude un lien direct entre Al-Sayed et le culte du Pharaon Noir. Peut être même en est-il le Grand Maitre Londonien ? Elimons le lui et ses artefacts impies. Encore une fois, un raid nocturne me semble approprié. Baril d’essence et allumettes, voilà ce que je préconise. Très bonne initiative de Flanagan…S’il parle avant de trépasser, tant mieux ! S’il reste muet ou si nous devons l’abattre, nous aurons au moins eu la satisfaction d’éliminer un membre important du culte Londonien. Bruler sa maison ne devait laisser aucune trace. Nous pouvons toujours nous forger un alibi pour dérouter toute suspicion de l’inspecteur Barrington.

Dernier point, même si je ne suis pas convaincu de la culpabilité de Gavigan et de la Fondation Penhew (à priori, les premières caisses trouvées ne contenaient que de véritables antiquités et Gavigan nous a mis sur la piste d’Al Sayed lui aussi) une visite nocturne ici aussi s’impose. Nous aurons besoin des amis de notre bien aimé Guide pour venir à bout du coffre-fort que nous savons se trouver dans le bureau de Gavigan. Nous passerons par la trappe à charbon à l’arrière du bâtiment, explorerons les sous-sols et fouillerons le bureau de Gavigan. Si la fondation cache des secrets et est le centre du culte londonien du Pharaon Noir, nous le saurons rapidement. Matraques, formol et menottes seront de rigueur pour immobiliser d’éventuels gardes.

Mes amis, qu’en pensez-vous ? »

Je laisse Bapkins intervenir, je lui ai soufflé à l’oreille durant le discours de Flanagan mon ordre de priorité. Il a du mal à construire des raisonnements, mais cette intervention va lui permettre de prendre confiance en lui :
« 1-prévoir la logistique pour une éventuelle « fuite »,
2-mission exploration/ infiltration à la Fondation (si nous faisons péter des navires ou brûler des baraques les flics vont être sur le « qui vive »?)
3-feu de joie & feu d’artifice Londonien!!! »

Il fait preuve d’initiative lui aussi et se permet de proposer un 5ème point: avant de partir, dégommer la mère « froide » du peintre, ça ne pourra pas faire de mal…Il a oublié de préciser que nous devions brûler le tableau qu’a acheté le Moine.

Le professeur Lexington, à qui je laisse croire qu’il est le véritable « chef de l’expédition » insiste pour contrecarrer mes projets.

« – Le passage du « Vent d’Ivoire » par le fond me semble particulièrement indiqué pour les raisons que vous avez cité. L’entreprise risque d’être délicate car il nous faudra approché de nouveau l’équipage. Edward et moi pourrions nous charger de « l’approche » pendant que vous irez placer les explosifs. Un plan plus en détails reste à définir.

- Le Caire comme prochaine étape, oui! A ce propos, je suis tout à fait disposé à préparer le versant Archéologique de notre expédition.
En effet, il serait intéressant de réaliser une mise en commun des informations glanées à la lecture de nos ouvrages respectifs afin d’en tirer des éléments de concordances. Nous pourrions ainsi affiné notre connaissance des intentions et objectifs véritables de Carlyle et de ses associés.

- Je préconiserai une visite nocturne du bureau de Gavigan avant toute action contre Al-Sayed. Dans la mesure où les deux hommes se connaissent et se fréquentent. Je crains que la disparition de l’un ne rende l’autre trop méfiant à notre égard et que de précieuses informations disparaissent.

- Supprimer Al-Sayed ne nous rendra pas Elias, mais je me suis juré de venger mon défunt confrère et ami. Quoi que vous décidiez, je veux voir ce sorcier mordre la poussière.

Enfin, je propose de donner des informations choisies au « Scoop » afin d’obtenir quelques crédits supplémentaires pour la suite. Je ne me souviens plus jusqu’où notre expédition est financée mais nous risquons rapidement d’être en manque de fonds. »

Edward participe aussi à la réflexion pour Al Sayed : « L’assassinat à distance par tir de carabine entre les 2 yeux me paraît suffisant. L’incendie de la boutique pour poursuivre le nettoyage. Les alibis seront à trouver ; j’ai lu qq livres policiers ; on essaiera de mettre au point une stratégie. ». Quel brave homme, O’Malley sera prêt à nous fournir un alibi rocambolesque pour cette soirée…

Néanmoins, la suite de son propos me laisse songeur, a t’il des relations que j’ignore avec Gavigan ? Une « immonde bête tentaculaire capable d’attaque par strangulation rôde près d’un bateau chargeant des caisses de la Fondation. Ok, mais cela n’implique pas forcément de les qualifier d’ennemis. ne nous radicalisons pas. »

Demain sera un autre jour pour ceux qui ne meurent jamais…Shanghai nous voilà.

Le Commandant des Croisés Harvey Rude Boy Weezle.

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