Cthulhu – Masques de Nyarlathotep – CR#7

Avant le dernier CR, je vous avais présenté Harvey Weezle, vrai-faux toubib et bombe à retardement. Aujourd’hui, c’est au tour de notre ancien homme d’église, Zacharias Atkinson. Un très bon exemple de ce qui se passe quand on est confronté à trop de choses bizarres…

Au départ :
Zacharias Atkinson a lu les mauvais livres. Ils l’ont dépossédé de sa foi en Dieu, en la nature humaine et ont balayé toutes ses certitudes. Son sacerdoce dénué de sens, il a quitté les ordres afin de se reconstruire autrement. Prêt à accepter un nouveau panthéon si cela comble le vide en lui, Zacharias cherche la solution à ses problèmes existentiels dans les livres qui ont su lever le voile sur les mensonges de sa vie passée.

Zacharias est un solitaire voire un égoïste, toujours en pleine introspection. La seule chose qui l’anime est la peur de ne pas trouver la vérité sur le sens de sa vie.

Zacharias a rejoint l’expédition Lexington afin de vérifier certaines hypothèses.

Aujourd’hui :
Cette expédition va au delà de ses espérances. Tout semble être éclairé d’une lumière nouvelle pour enfin se connecter, prendre forme, avoir un sens. Il est sur la voie de la Vérité. Son âme se nourrit à nouveau de tout, notamment de ce tableau acheté à Soho. Suite aux risques encourus par ses camarades pour le secourir (lui ou les autres?), il semble prêt à réévaluer ses relations au sein du groupe.

(NDMJ: vous en saurez plus là dessus dans ce CR et le suivant!)

Ses objectifs :
-suivre Lexington pour trouver des réponses
-sauver son âme, pas sauver le monde
-trouver sa place dans le groupe

Tel est pris qui croyait prendre

1-Présentation:
Sessions de jeu #7:
• Mercredi 16 mai 2012

Présents physiquement :
• Zacharias Atkinson, moine défroqué
• Edward Green, explorateur
• Professeur Lewis Lexington, archéologue
• Harvey Weezle, médecin

Présents skypement :
• Albert Flanagan, ingénieur-mécanicien/pilote
• Charles R.R Bapkins, détective conseil

Veuillez trouver ci-après les pensées éclairées d’Albert Flanagan.

2- « Tel est pris qui croyait prendre »

Nuit du Lundi 16 au Mardi 17 février, Londres 1925

Nous revenons à l’hôtel Bakersfield après notre infructueuse investigation de la Pyramide Bleue. Dépités, nous allons au bar afin de nous remonter le moral et de mettre au point le détail de nos prochaines actions. Il est 4h du matin et le bar est désert. Nous évoquons en vrac le fait :

  • de couler le Vent d’Ivoire (mes compagnons veulent tenter une expérience avec un dauphin… ne savent-ils pas qu’il n’y a pas de dauphins dans la Tamise ? Les pauvres gens de la ville me surprendrons toujours…) ;
  • d’envoyer un télégramme à notre ami Kensington de New York afin de lui demander de trouver des informations sur la prêtresse Anastasia ;
  • de lui envoyer une lettre plus détaillée afin d’expliquer en détail nos dernières recherches et lui demander si sa traduction du Livre d’Ivon progresse ;
  • de s’infiltrer dans la Fondation Penhew de nuit afin de découvrir ses secrets ;
  • d’assassiner al-Sayed dont la culpabilité ne fait aucun doute (sauf pour Atkinson qui étrangement est décidé à le laisser en paix) ;
  • de préparer la logistique de notre voyage vers Le Caire, prochaine destination de notre expédition.

Echauffés par quelques verres d’un excellent Glenn Goulish 12 ans d’âge, nous décidons de retourner immédiatement couler, ou au moins immobiliser, le Vent d’Ivoire. Sont de l’expédition le Dr Weezle, le Pr Lexington, Green, Bapkins et votre serviteur, Albert Flanagan. Atkinson demeure à l’hôtel, plongé dans ses lectures.

Le plan (magnifiquement conçu) est de traverser la Tamise depuis la rive sud, de poser de la dynamite à l’arrière du bâtiment et de retraverser hâtivement afin d’éviter toute poursuite éventuelle. Je prends les rames car le Dr Weezle et Bapkins se sentent un peu fatigués, petites natures ! Se pourrait-il que ce soit le whiskey qui les ait éméchés ? Le Pr Lexington et Green restent sur la rive sud à nous attendre, prêts à héler un cab.

Nous profitons de l’obscurité et du fog londonien pour nous faufiler discrètement sous la poupe du bâtiment. Ce brave Dr Weezle s’emmêle les pinceaux et peine à fixer le bâton de dynamite sur le navire ; Bapkins tente de l’aider du mieux qu’il peut. Notons au passage que le Dr Weezle est très prolixe lorsque l’on parle de dynamiter des choses mais étrangement absent lorsqu’il s’agit de poser réellement des bâtons de dynamite et de les allumer… Une fois la mèche allumée, je rame de toutes mes forces vers la rive sud. Arrivés au milieu de la Tamise, une explosion secoue le navire derrière nous et illumine la scène. Nous sommes malheureusement repérés et nous nous faisons littéralement canarder ! Le Dr Weezle est atteint au bras, Bapkins à la jambe en tentant de me relayer aux rames. Nous arrivons miraculeusement sur l’autre rive et avec l’aide de nos compagnons rentrons prestement à l’hôtel.

Mardi 17 février, Matin

Nous dormons toute la matinée afin de récupérer de nos aventures nocturnes, sauf le Pr Lexington qui monte la garde et écrit les courriers destinés à Kensington. Il va les poster une fois que nous sommes tous réveillés et part ensuite se coucher.

Mardi 17 février, Après-Midi

L’après-midi se déroule comme ceci :

  • Le Dr Weezle et moi-même partons au port afin de mettre en place la logistique du voyage (fuite ?) vers Le Caire. Nous apprenons qu’une liaison maritime part tous les mardis de Southampton et rejoint Port-Saïd 3 jours plus tard. Nous achetons nos places sur le ‘De Grasse’, qui partira le mardi 24 février, et établissons toutes les formalités avec les douanes afin que le matériel de notre expédition soit correctement embarqué sur le ‘De Grasse’. De retour du port, le Dr Weezle remarque que nous sommes de nouveau suivis. Je lui explique une tactique acquise dans la brousse qui permet à une proie chassée de devenir chasseur. Nous semons notre poursuivant mais n’arrivons pas à mettre la main dessus. De passage aux docks, nous constatons que notre expédition contre le Vent d’Ivoire a porté ses fruits : le navire est immobilisé.
  • Green continue sa lecture des Sectes Secrètes d’Afrique
  • Bapkins fait les « courses » pour le soir : cordes, grappin, essence, formol, matraques, jumelles.
  • Le Pr Lexington dort. Que fait Atkinson ?

Mardi 17 Mars, Soir

Ce soir est un soir de pleine lune. Nous décidons de mener une double opération, la Fondation Penhew et la Pyramide Bleue n’étant qu’à 15mn à pieds l’une de l’autre. Deux groupes surveilleront ces lieux : s’il se passe quelque chose de suspect dans l’un, quelqu’un du groupe ira prévenir l’autre. Simplissime.

Le Dr Weezle, Bapkins et moi-même nous chargeons de la fondation. Bapkins, malin, se poste à distance et observe la fondation à l’aide de ses jumelles. Le Dr Weezle et moi-même surveillons les arrières de la Fondation et constatons qu’un nouveau chargement est en train d’avoir lieu. Nous nous rapprochons mais nous faisons surprendre et appréhender par 5 malandrins armés qui nous forcent à monter à bord du camion, nous entravent les mains et nous mettent un sac sur la tête. Nous ne pouvons résister ou appeler à l’aide, la rue étant déserte. Il semblerait que nous soyons tombés dans un piège machiavélique… nous roulons longtemps et sortons probablement de Londres. J’espère que Bapkins aura eu la présence d’esprit de nous suivre à distance pour voir ou nos ravisseurs nous emmènent…

Le Pr Lexington, Atkinson et Green se chargent de la Pyramide Bleue. Vers 23h, Al-Sayed pointe son nez et entre dans la Pyramide. Atkinson décide de le suivre à l’intérieur. Green se poste à l’arrière, le Pr Lexington entre dans un pub qui fait face à la Pyramide. Voyant que rien ne se produit, le Pr contourne la Pyramide et découvre que Al-Sayed, Atkinson et Green se sont envolés… il rentre à l’hôtel.

Plus tard, à l’hôtel, le Pr retrouve Bapkins et Green qui expliquent avoir suivi, chacun de leur côté, le Dr Weezle, Flanagan et leurs ravisseurs ainsi que Al-Sayed et Atkinson, jusqu’à une grande demeure, perdue dans un parc de la campagne londonienne.

Mardi 17 Mars, En pleine nuit

En pleine nuit, l’inspecteur Barrington frappe à la porte accompagné de ses hommes. Il apparait que nous étions sous étroite surveillance. Barrington nous reproche nos derniers agissements mais comprend, d’après nos explications, que quelque chose de louche est en train de se tramer. De plus, il apparait que la demeure de campagne appartient à Gavigan… le lien est fait : les meurtres, Al-Sayed, Gavigan, la Fondation Penhew, l’opération sauvetage vient de démarrer.

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