Warhammer – Campagne Impériale – CR#1

Comme annoncé il y a quelques temps, c’est parti pour la Campagne Impériale (ou L’Ennemi Intérieur, au choix du client). Nous en sommes à trois séances + une planifiée pour bientôt donc ça avance à son rythme. Je vous laisse avec le compte rendu de la première session, une introduction sur la route d’Altdorf.

Ici commence le carnet de voyage de Rudy Hammerstahl.

wh_middenland

20 de Jahrdrung:
Seuls quelques jours de voyage me séparent d’Altdorf où je pourrai enfin me confronter au Collège de Magie. Mon Maître m’a avancé 85 couronnes qui me serviront de pécule pour payer une partie de mon apprentissage. Il serait bon que je trouve au plus vite un mécène qui pourrait m’aider.

Alors que j’attends la diligence, un homme d’arme vient à ma rencontre. Il se présente comme étant Boris, garde du corp du Ritter Konrad von Rüdigheim, un noble en quête de reconnaissance. Il m’introduit auprès de son maître et après quelques discussions j’arrive à le convaincre que mes sages conseils pourraient lui être d’une grande utilité. Il décide donc de m’embaucher au même titre que Boris, je négocie même une revalorisation salariale pour ce dernier: nous serons payés (plus que grassement) 15 pièces d’argent par jour, payable hebdomadairement.

Lors de notre attente, nous remarquons une annonce placardée. Elle émane du Prince Von Tasseninck de la Grande Principauté d’Ostland et il souhaite monter une grande expédition nécessitant des aventuriers. L’annonce venant d’Altdorf et le Ritter s’y rendant également, cela pourrait être une bonne source de revenus pour nous tous.

24 de Jahrdrung:
Nous arrivons à Arenshausen après quelques jours de voyage monotones. Nous avons été débarqués là car des clients plus riches se sont appropriés notre diligence. La Ligne du Rocher traite décidément ses clients de bien drôle manière.

On nous promet une nouvelle diligence le soir, venant de Middenheim mais les cochers ne semblent pas prêts à partir le jour même, il faudra attendre le lendemain. Nous tentons de dissuader nos conducteurs de se saouler toute la nuit mais c’est peine perdue… nous devrons de plus partager la voiture avec Dame Ysolde, sa garde et sa dame de compagnie ainsi qu’avec Philippe d’Estray, un noble bretonnien, et un étudiant en médecine.

25 de Jahrdrung:
Comme nous le soupçonnions, les cochers sont toujours imbibés et c’est Marie, la garde de Dame Ysolde, qui va les tirer de leur lit à grands renforts de coups de pied. Incapables de faire leur travail, c’est Boris qui prend les rênes après quelques kilomètres pour éviter le pire. Dame Ysolde cohabite péniblement avec moi même et l’étudiant mais semble prête à discuter froidement avec le Ritter. Le bretonnien est finalement resté à Arenshausen.

Malheureusement, la route est mauvaise et l’inexpérience de Boris nous est fatale. Après un virage mal négocié, la diligence part s’abîmer en contrebas de la route. La dame de compagnie est tuée sur le coup et la troupe sous le choc.

Je décide de l’enterrer tout en priant Sigmar d’accueillir son âme pendant que les autres retapent la roue endommagée. Nous avons cependant pris du retard et sommes obligés de nous arrêter dans une auberge relais n’appartenant pas à notre compagnie. Vu les conditions, ils acceptent tout de même de nous recevoir.

26 de Jahrdrung:
C’est Holz qui prend les rênes, il semblerait que l’incident de la veille lui ait fait retrouver ses esprits. Sur le trajet, nous suivons la route forestière, quand, au détour d’une courbe, on remarque un coche arrêté un peu plus loin, manifestement bloqué par des arbres abattus. Une femme élégamment vêtue se tient debout, le regard fixe, tournée vers plusieurs corps étendus sur la route. Elle ne semble pas blessée, mais est de toute évidence en état de choc.

«Des bandits sont sortis des deux côtés des bois. Mes gardes du corps, Kurt et Helmut, ont tenté de les repousser, mais les malfrats étaient en surnombre. Ces pauvres hommes sont morts en me protégeant, et tout cela pour quoi ? Tous mes biens ont été dérobés et les canailles qui ont fait cela se sont enfuies. »

Des arbres ont visiblement été abattus pour barrer la route et tendre une embuscade. La femme se présente comme étant Elise Magirius, fille d’un marchand important de Bögenhafen, son escorte a été entièrement massacrée à l’exception du cocher bien mal en point. On lui a dérobé ses biens, particulièrement son livre de compte contenant nombre de lettres de change, elle nous propose une récompense si nous le lui ramenons.

Nous entrons dans la forêt sur les traces des brigands et tombons rapidement sur leur camp, Nous distinguons une clairière en contrebas, dans laquelle est dressé un campement. Trois tentes sont réparties autour d’un foyer pour l’instant éteint. Un homme prépare le feu et deux autres, armés d’arbalètes, tiennent la garde. Une cage est pendue à un arbre de l’autre côté de la clairière. Ils sont bizarrement peu nombreux et nous manœuvrons vers la cage pour libérer d’éventuels prisonniers.

Nous y trouvons deux halfelings peu discrets qui s’agitent à notre arrivée. À notre approche, des sourires viennent illuminer leurs visages couverts de boue. «Pas de doute, la fortune de Ranald est avec nous», annonce le plus grand des deux halflings à son compagnon de cellule.

Générant un son à l’opposé, je crée une diversion pour déclencher l’attaque. Les voleurs sont rapidement supprimés, y compris leurs compères qui étaient encore dans la forêt prêts à nous prendre à revers.

Les demi-hommes se présentent comme étant Allumèche et Chandelmèche Chardonvert, ils étaient dans la diligence des Quatre saisons de la veille et s’adressent au Ritter comme s’il s’appelait Kastor.

Nous trouvons rapidement les biens de Magirius et décidons de fouiller les alentours du camp. Nous tombons sur trois sépultures plus ou moins fraîches. Dans l’une d’entre elles nous trouvons le fameux Kastor qui ressemble trait pour trait à notre bon Ritter… Quelle étrangeté! Je ne pensais pas que mon apprentissage débuterait de manière si trépidante!

Sur l’homme, nous trouvons des papiers concernant un héritage de grande valeur, de l’argent et un domaine, au nom de Kastor Lieberung. J’explique au Ritter que le réclamer serait malhonnête et ne lui apporterait que des problèmes. Il est sensible à mes arguments mais je lui explique également que s’il décidait un jour de le réclamer, je serais intéressé pour récupérer une part que je négocie à 30% de la somme, le domaine ne m’intéressant pas. Cela me permettra de financer mes études.

Pour m’assurer qu’il ne se laisse pas tenter par l’appât du gain, je garde le testament ainsi que l’autre document, deux signatures de dignitaires corroborant que la personne est bien Kastor. Pour éviter que le corps soit découvert, nous le réenterrons en plaçant une grande pierre plate par dessus le cadavre pour qu’il ne soit pas déterré. Cependant, les halflings assistent à la scène d’un œil un peu trop intéressé.

De retour à la diligence, nous remettons ses biens à Elise Magirius qui nous remercie chaleureusement, allant même jusqu’à augmenter notre récompense. Nous nous répartissons entre les deux voitures pour reprendre notre chemin.

Pendant le trajet, Elise nous raconte que son père est en réalité le co-secrétaire de la guilde des marchands de Bögenhafen, un poste important. Elle nous entretient ensuite des différentes familles de commerçants mais j’y prête une oreille peu attentive.

Avant la nuit, nous sommes arrêtés avant d’arriver à notre auberge. Ce sont des patrouilleurs, envoyés par le Graf de Delberz. Ce dernier a été volé, un collier très précieux lui ayant été dérobé et Elise Magirius est accusée.

Je sens que les frères Chardonvert cachent quelque chose et c’est alors que je me souviens de la réputation de cette famille. Des fripouilles de la pire espèce, utilisant les cuisines des grands de ce monde pour obtenir et échanger des informations, des voleurs et des menteurs! Ces halflings là ne sont pas que des cuisiniers.

Arrivés à l’auberge, Elise devra rester quelques jours pour interrogatoire, même si le collier n’a pas été retrouvé. De notre côté, nous nous installons et les halflings viennent rapidement nous proposer un deal: nous prenons l’héritage et ils s’occupent de le faire fructifier. Cette proposition plus que malhonnête me révolte et j’arrive à convaincre le Ritter qu’il ne faut rien en faire! De plus ces malfrats sont probablement à l’origine du vol du collier de Delberz.

Nous nous quittons dans une ambiance tendue mais chaque camp gardera le secret: eux pour l’héritage, nous pour le collier. Du moins je l’espère…

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6 Responses to “Warhammer – Campagne Impériale – CR#1”

  1. Dae 11 février 2013 at 14:35 #

    Pas mal ce compte rendu ! Tu retranscris très bien l’ambiance du jeu.

    Par contre au niveau de l’histoire c’est très étonnant, ton MJ a quasiment tout changé par rapport au scenario original, j’ai hate de voir la suite…

  2. bintz 11 février 2013 at 15:01 #

    Ouaip, en fait le truc c’est qu’on avait commencé la campagne ya environ 15 ans, sur une ou deux parties. Sur les 4 joueurs de la mouture actuelle, l’un était MJ + moi joueur sur cette vieille session. On n’a pas trop de souvenirs ni l’un ni l’autre si ce n’est l’apparition d’un duc du changement (ou de Tzeench lui même) dans une fin de scénar apocalyptique.

    Du coup notre MJ utilise tout un tas de trucs pour nous perdre et pour qu’on ne s’y retrouve pas. A priori il utilise des intrigues annexes développées par des anglais, si j’ai bien compris.

  3. Dae 11 février 2013 at 15:44 #

    Oui enfin il se donne beaucoup de mal j’ai l’impression. Quand je vois mes joueurs qui se souviennent de rien quand on rejoue après 3 semaines…

  4. bintz 11 février 2013 at 17:15 #

    C’est normal s’ils débutent, ça viendra. D’ailleurs les CR ça permet aussi de te remettre dans le bain quand il se passe plusieurs semaines entre 2 sessions.

    De notre côté, il est bien obligé de se donner du mal sinon on va tout lui torcher en 2/2. D’ailleurs il a apparemment prévu de bien nous en faire baver :)

  5. Ben 11 février 2013 at 19:53 #

    J’adore! J’avais commencé cette campagne il y a environ… 20 ans!

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  1. Warhammer – Campagne Impériale – CR#2 | bintz.fr - 22 février 2013

    [...] Continuons la balade sur les routes du Vieux Monde avec notre court séjour à Altdorf et une partie de notre périple sur les eaux du Reik. Comme prévu, le voyage n’est pas de tout repos… [...]

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