Cthulhu – Masques de Nyarlathotep – CR#11

Nos fiers investigateurs continuent à plonger dans les ténèbres de la folie et cette session verra (enfin) les premières victimes. Qui trouvera la mort dans les sables du désert? Le suspicieux Doc Weezle? Le tranquille professeur Lexington? Le pragmatique Bapkins? Tous en même temps? C’est ce que vous découvrirez en lisant cette aventure égyptienne!

Une prophétie, deux pyramides

1. Présentation

Session de jeu #11:
Mercredi 14 novembre 2012

Investigateurs physiquement présents:

  • Professeur Lewis Lexington, archéologue
  • Harvey Weezle, médecin
  • Edward Green, explorateur
  • Zacharias Atkinson, moine défroqué

Investigateurs skypement présents:

  • Charles R.R Bapkins, détective conseil
  • Albert Flanagan, ingénieur-mécanicien/pilote

Vous trouverez ci-après un extrait du journal d’expédition du Professeur Lexington.

2. Evènements

Mardi 3 mars 1925, en soirée

Le groupe échange sur les pistes à explorer et plusieurs chemins sont évoqués :

Questionner la voyante de l’expédition Clive, Agatha Broadmoor.

Se renseigner plus amplement sur la mosquée qui protège la ceinture de pouvoir et demander l’aide du Nazir, Achmed Zehavi.

De façon plus globale, effectuer des recherches sur le culte d’Isis et sur le site de Dhashûr.

Mercredi 4 mars 1925

Finalement, nous décidons de nous rendre de concert au journal « le Bulletin du Caire ». Nous avons l’intention d’échanger des informations avec Nigel Wassif

Nous quittons l’hôtel. Ma’muhd attend comme à son habitude nos directives ainsi que sa commission… Je ne peux me résoudre à laisser cet enfant dans la misère, c’est un fait. Pour autant, il est utile dès lors qu’il faut s’adresser aux indigènes, il s’oriente parfaitement dans la ville et nous fait gagner un temps précieux. L’argent que je lui donne chaque jour est amplement mérité.

Sur le chemin du journal, Flanagan repère un visage familier dans la foule et me l’indique. L’homme nous évoque sans détour l’ignoble Gavigan! Mais que fait-il ? Il me fixe et bouge ses bras comme pour me jeter une sorte de sortilège. Une fraction de seconde plus tard, il a disparu… étrange, il faudra nous tenir sur nos gardes…

Au « Bulletin du Caire », nous donnons à Wassif des détails sur le vol de l’expédition Clive en lui expliquant que c’est une momie qui a été volée. Il est particulièrement enthousiaste et envoie ses collaborateurs au travail pour publier la nouvelle au plus vite. Nous espérons en retour des éléments sur l’expédition. Il nous fournit les noms dont il se souvient mais ces gens sortent peu de leur camp: Martin Winfield est archéologue, Agatha Broadmoor la médium précédemment rencontrée et Johannes Sprech, également archéologue et allemand.

Concernant nos questions sur la mosquée, le journaliste nous explique que c’est un lieu chargé d’histoire, aujourd’hui transformé en hospice. Son « administrateur », le Nazir, nous est décrit comme une personne intègre et respectée de tous.

Weezle et Green prennent le chemin de la mosquée avec la ferme intention de convaincre le Nazir (peut être un représentant du culte d’Isis ?!) de nous fournir de l’aide. Pourtant, et malgré nos révélations sur l’identité de la momie et le nom présumé du grand prêtre du culte du pharaon noir (Omar Shakti), nos supplications resteront vaines. Zehavi est de notre côté mais sa communauté et lui ont pour engagement de protéger la ceinture de pouvoir, et ceci depuis des siècles, afin d’empêcher le retour de Nitocris.

Pendant ce temps, Flanagan, Atkinson et moi-même nous rendons sur le site de fouille de l’expédition Clive, Ma’muhd en tête. Un dollar et quelques ruelles plus tard, nous faisons face à un camp lourdement gardé et grillagé au pied de la pyramide de Mykérinos. L’ambiance qui règne dans le camp est étrange, pesante, sans que nous puissions en déterminer l’origine.

Nous demandons à voir Miss Broadmoor et après une longue attente face à un garde peu commode, c’est le professeur Clive qui se présente. Nous le saluons en prétextant être des touristes amateurs de découvertes exotiques. Malgré un actor studio digne des plus grandes représentations de Broadway, cette entrevue s’avère infructueuse.

Nous regagnons finalement l’hôtel où nous rejoignent Weezle et Green. Bapkins, lui, est totalement absorbé par ses recherches sur le culte d’Isis. Scotch et cigares nous apportent un peu de réconfort et nous nous résignons à poursuivre nos investigations du côté de Dhashûr et des trois pyramides. Au même moment, une lettre me parvient. Il s’agit de l’entreprise Thomas Cook qui m’indique qu’un dédommagement m’attend dans les locaux de l’administration, situés place Tahrir, en réparation du vol dont j’ai été victime à bord de leur navire.

Green m’accompagne, c’est bien aimable de sa part. En arrivant sur les lieux, j’ai le plaisir de découvrir que l’entreprise m’offre un aller/retour Londres-Port-Saïd en première classe ainsi qu’une croisière sur le Nil ! Pendant ce temps, la bagarre qui éclate sur la place Tahrir entre un militaire occidental et un indigène nous pousse à nous hâter. Il nous faut alors soudoyer notre interlocuteur pour qu’il nous indique une porte dérobée.

La peur m’assaille alors que dehors la rixe semble prendre de l’ampleur. Mais ceci n’inquiète en aucune façon Green qui trace le sillon de notre fuite avec une précision insolente ! Pendant ce temps, le reste de mes compagnons se rendent chez Kafour pour le questionner sur Dhashûr et les trois pyramides. Ils n’obtiennent rien de nouveau.

Nous nous retrouvons tous à l’hôtel en fin de journée et préparons nos équipements dans la perspective du départ à Dhashûr le lendemain. Bapkins profite de ce répit général pour nous faire part de ses découvertes : il existe une tribu de serviteurs d’Isis, originaires du Soudan, les «Medjaïs». Jadis, Ils furent intégrés aux armées égyptiennes à plusieurs occasions, prouvant leur valeur au combat. Bapkins ajoute qu’un groupe subsisterait à notre époque dans la région Assouan.

Jeudi 5 mars 1925

Alors que Weezle se consacre exclusivement à la lecture du Liber Ivonis et que Bapkins focalise ses recherches sur Auguste Loret, le reste de notre expédition file en direction de Dhashûr. Le matériel que nous avons embarqué dans le train n’est pas exceptionnel, mais il nous permettra de faire des recherches sur les trois pyramides situées dans le désert.

Notre arrivée à la gare de Dhashûr ne semble pas ravir les autochtones. Qu’à cela ne tienne! Découvrir la vérité sur la disparition de Jackson, de Carlyle et son équipe est une priorité. Une fois de plus, l’aide de Ma’muhd se révèle indispensable. Même si l’enfant n’est pas en terres connues, il parvient à trouver un guide prêt à nous conduire dans le désert.

Notre objectif: les pyramides édifiées par Snéfrou au cours de la IVème dynastie. La pyramide rouge est censée apporter protection à la zone alors que la pyramide inclinée est censée retenir la dépouille mortelle du Pharaon noir ainsi que celle de Snéfrou. Un local nous confirme que la pyramide effondrée ne se situe pas ici, comme nous l’avait dit le docteur Kafour, mais à Meïdoum.

Après, quelques heures de marche, nous arrivons en vue des pyramides. A notre grand désarois l’entrée de la pyramide rouge est murée. Nous apprenons qu’elle doit sa couleur aux pierres de calcaire rose revêtant ses parois mais ces dernières ont été pillées pendant trop longtemps…

Nous décidons de prolonger notre chemin dans le désert jusqu’à la pyramide inclinée que nous pouvons voir au loin. Nous distinguons un passage qui s’y engouffre mais il est gardé par deux individus qui refusent de nous laisser passer. Une fois le « bakchich » négocié, nous sommes escortés par l’un d’eux à l’intérieur. L’homme nous explique qu’il s’agit de la chambre funéraire de Snéfrou. Nous fouillons les lieux dans l’espoir d’y trouver un passage secret mais le garde nous hâte et nous sortons de la pyramide plein de frustrations et d’amertume.

Une fois dehors, nous nous éloignons de l’édifice et constatons qu’il possède une autre entrée mais qu’elle est barricadée à grands renforts de planches. Notre guide et sa mule souhaitant quitter le désert, nous décidons de monter un bivouac et de poursuivre nos recherches de nuit, sans lui, il nous retrouvera sur place le lendemain matin. Nous lui confions Ma’muhd, le désert n’étant pas un lieu où passer la nuit pour un enfant.

A l’heure où j’écris ses lignes, je suis sous la tente que mes camarades se sont échinés à monter. Dans quelques heures, nous profiterons de la nuit et de l’absence de garde pour rejoindre les entrailles de la pyramide.

Fin du journal de Lexington.

Dans la pyramide

Les quatre hommes s’avancent dans la nuit glaciale vers les pierres antiques. Devant eux, la barricade branlante qui les sépare de leur destin. Les planches ne font pas long feu devant les assauts combinés des pioches et des barres à mine: le chemin est dégagé.

S’avançant dans la pénombre, lampe torche à la main, ils pénètrent dans une pièce où se dressent deux colonnes d’albâtre. L’une d’elle coulisse lorsque Lexington la touche et laisse apparaître un escalier en colimaçon, le professeur ne semble pourtant pas avoir activé un mécanisme particulier.

Au fur et à mesure de la montée, les pierres semblent devenir plus sombres. L’ascension est interminable, les investigateurs constatant avec effroi qu’ils devraient déjà être en dehors de la pyramide après avoir grimpé si longtemps. Toute notion de temps et d’espace semble s’évaporer dans ce lieu maudit.

Ils finissent par atteindre une sorte d’arche asymétrique quasi immatérielle et menaçante. Au delà, une obscurité absolue que même le faisceau des lampes ne peut percer. Une rapide inspection de l’ouverture évoque « La vie d’un Dieu » à Atkinson, cet ouvrage qui était en possession de Carlyle.

L’équipe décide de s’encorder et Flanagan se porte volontaire pour pénétrer le premier dans le passage. Ses camarades le voient alors disparaître sur le seuil de l’ouverture. La corde semblant “normale”, ils décident de lui emboîter le pas.

A l’intérieur, un spectacle inquiétant se révèle à leurs yeux. Au fond de la pièce, au bout de quelques marches, se dresse un trône d’obsidienne incrusté de pierres précieuses. Une allée de six piliers surmontés d’un cristal pulsant une faible lumière froide ponctuent la salle. Le mur de droite est occupé par une carte distordue d’une zone centrée sur l’Océan Indien alors que celui de gauche est occupé par une sorte de carte représentant des astres et leur orbite. De plus, le mur situé derrière le trône est couvert de symboles, hiéroglyphes et autres runes.

Le professeur se rue sur les hiéroglyphes afin de tenter de les déchiffrer mais il n’arrive pas à dégager un sens précis de ces écritures, incapable de se concentrer dans cette sinistre pièce à la localisation complètement improbable, il décide de recopier les symboles sur un carnet. Il identifie cependant un mot, hotep, signifiant “paix” ou “repos”. Plus généralement, la construction du récit lui évoque une prophétie annonçant une naissance et évoquant la Montagne du Vent Noir.

Atkison, tout d’abord resté dans l’embrasure de l’arche, s’attelle à l’étude du mur astronomique. Il identifie plusieurs astres et comprend qu’il s’agit d’une conjonction planétaire évoquant probablement une date. Il prend quelques notes mais il faudra étudier certains ouvrages afin de définir précisément à quand cela correspond.

Pendant ce temps, Flanagan est fasciné par la carte du monde. Il est rapidement rejoint par Green. Elle englobe l’Afrique, l’Asie, l’Océanie et comporte trois rubis sertis: un en mer de Chine orientale, un autre en Australie occidentale et un dernier au Kenya. Aucune ville ni frontière n’est indiqué.

Les trois points sont reliés entre eux pour former un triangle. Le tout est surmonté d’un arc en ébène qui parcourt l’océan indien. Autour de la carte, Flanagan observe d’étranges symboles qu’il s’empresse de relever par grattage.

Les quatre hommes sont complètement submergés par leurs découvertes et commencent à livrer leur analyse en totale insouciance du danger qui les guette. Quelle est cette date? A quoi correspondent les sommets du triangle?

C’est alors qu’une à une, les torches s’illuminent pour inonder la pièce d’une lumière malsaine. Lorsque la dernière s’éclaire, le Pharaon Noir se tient devant eux. Paré de ses attributs divins, un large sourire fend son visage d’ébène, plongeant immédiatement les investigateurs dans l’effroi.

Flanagan sort son pistolet et tire, geste qui relève davantage de l’instinct de survie que d’une réelle attaque. Cela déplait au Pharaon qui, stoïque, lève un de ses sceptres, faisant apparaître deux créatures venues d’une autre dimension qui fondent sur Lexington et les siens. Ce sont d’énormes vers ailés, gigantesques et quasi immatériels. Un combat inégal s’engage, ils sont perdus, l’issue paraît scellée.

Atkinson et Green remarquent rapidement qu’ils ne sont pas attaqués, seul Flanagan semblant être la cible des bêtes immondes. Ils se jettent alors sur lui pour le maîtriser, espérant la clémence du dieu impie.

En guise d’épitaphe, celui-ci révèle aux quatre malheureux une scène qui bouleversera leur esprit de façon irréversible: c’est l’expédition Carlyle et sa cohorte de porteurs noirs, vraisemblablement au Kenya. Les différents membres de l’expédition perdue sont aisément identifiés.

C’est alors que des dizaines de vers gigantesques s’abattent sur eux et les mettent en pièce. C’en est trop pour Flanagan et Lexington dont l’esprit vascille devant une telle démonstration de puissance, malgré les cris de Green tentant de leur indiquer que Brady est vivant et non pas mort comme le Pharaon leur montre.

Le Dieu offre alors le choix aux mortels de quitter la pièce par un portail qu’il ouvre dans un des murs. De l’autre côté, on distingue un paysage désertique, semblable à l’extérieur de la pyramide sauf qu’il fait plein jour. Flanagan et Lexington ne sont plus maître d’eux même et se jettent à corps perdu dans ce qui semble être la seule issue.

Atkinson et Green, sous le choc, s’approchent à leur tour quand Nyarlathotep rugit d’un rire démoniaque, le portail se refermant sur leurs pauvres compagnons. Le Dieu s’évanouit alors comme il était venu après avoir expliqué aux survivants qu’ils ne peuvent rien contre son pouvoir.

Tout est perdu.

Le même jour au Caire

Pendant que Weezle est absorbé par ses lectures, Bapkins sillonne la ville à la recherche d’Auguste Loret. Guidé par un homme recommandé par le docteur Kafour, il est baladé toute la journée de boutiques en bureaux, il finit par réaliser que l’homme qu’il cherche a un patronyme français.

Il se rend alors à l’ambassade de France, prétextant vouloir trouver un vieil ami. On lui indique rapidement l’adresse enregistrée: Porte rouge, rue des scorpions. La journée touchant à sa fin, il décide de rentrer à l’hôtel pour y attendre le groupe parti pour Dashûr, c’est peine perdue.

Vendredi 6 mars 1925

Bapkins et Weezle commencent à s’inquiéter de l’absence de leurs compagnons mais sachant qu’ils avaient pris le matériel de fouille avec eux, il n’est pas improbable qu’ils aient passé la nuit sur place.

Ils se rendent donc à l’adresse supposée d’Auguste Loret. Dans la rue, une seule porte rouge qui correspond à l’échoppe d’un tailleur. Ils entrent pour se renseigner, dans les vapeurs d’encens, de thé et d’étoffes neuves. Aucune trace de Loret mais leur interlocuteur semble anxieux, il doit cacher quelque chose. Les deux compèrent décident de revenir en début de soirée.

De retour à l’hôtel, dans l’après-midi, une macabre surprise les attends: Green et Atkinson sont là, hagards et fatigués. Ces derniers leurs content les évènements de la nuit et la tragique disparition du professeur et de Flanagan. Ils ne se souviennent que brièvement de ce qu’il s’est passé ensuite, le retour au camp dans la nuit, la marche dans le désert jusqu’à l’aube, le retour à Dashûr, Ma’muhd les attendant anxieux à la gare… Le groupe est sous le choc.

Bapkins décide sans tarder d’informer le Nazir et Kafour du drame survenu. Il envoie également un télégramme à Kensington. Préférant soigner son mal être par l’action, il décide de maintenir l’opération surveillance du soir en compagnie de Weezle.

La stratégie est payant et dès le début de soirée, les deux hommes voient sortir une silhouette encapuchonnée de la petite échope. Elle n’a pas la carrure ni la démarche du marchand.

Cet homme, c’est évidemment Loret qui se rend dans un fumoir situé à quelques rues de là. Réduit à l’état d’épave, son esprit semble plus que vacillant et sa consommation de drogue bien trop importante.

Le docteur le piste pendant que le détective retourne rue des scorpions. Il crochète la porte et découvre une petite pièce à l’arrière boutique dans laquelle une paillasse crasseuse cache une pipe à opium et de nombreux mégots… Le bruit attire toutefois le propriétaire des lieux mais Bapkins, grâce à une habile manoeuvre, parvient à s’en sortir moyennant un beau coup d’épaule.

De retour au fumoir, il explique ce qu’il a trouvé à Weezle et les deux hommes décident d’appréhender Loret à sa sortie. Ils le coincent dans une petite ruelle et se rendent vite compte qu’il n’est plus que l’ombre d’un être humain. Sa voix geignarde mélange des propos incohérents et des suppliques pour qu’on le relâche.

Weezle propose de le ramener au fumoir, de lui payer un bon thé et peut être même un petit billet pour s’acheter quelques doses de plus. Cela le rend bien plus coopératif et il entame alors un récit donnant la chair de poule à nos investigateurs… il faudra peut être attendre pour rapporter cette horrible histoire aux deux rescapés pour ne pas qu’ils sombrent définitivement dans la folie.

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