Warhammer – Campagne Impériale – CR#3

Le voyage vers Bögenhafen ne s’est pas fait sans encombre… J’avoue que pour le moment on rame complètement sans trop savoir vers quoi notre MJ nous mène et on se laisse porter au fil des affluents du Reik. Mais l’arrivée en ville devrait commencer à faire évoluer les choses et les premières pistes sérieuses commencent à émerger.

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32 de Jahrdrung:
Les dégats causés par l’attaque de la nuit sont suffisamment importants pour retarder notre départ jusqu’au lendemain. D’un commun accord, nous décidons d’épargner notre captif et de le libérer lors d’une étape suivante.

Le climat est froid et il a neigé dans la matinée, nous n’avons d’autre choix que de réparer le bateau et nous reposer en vue de la suite du voyage, certains en profitant pour panser leurs plaies.

La cargaison de vin promise à Josef arrive dans la soirée, accompagnée de papyrus. Je négocie quelques pages de parchemin tout en aidant notre hôte à tenir le journal de comptes. J’apprends au passage que le vin sera revendu à deux familles de Bögenhafen, les Haagen et les Ruggbroder, résidant dans l’Adel Ring.

Pour prendre le chargement, nous avons bougé sur un ponton bien gardé, nous pourrons donc passer la nuit sereinement.

33 de Jahrdrung:
Il a neigé encore plus et il est difficile d’émerger par ce froid mais c’est jour de paye! Le Ritter nous verse nos arhes et nous partons enfin pour Bögenhafen.

2 de Pflugzeit:
Les quelques jours de voyage se sont passés sans encombre et nous arrivons à Bögengafen aux alentours de midi, nous laissons la péniche sur un ponton des docks traversant la ville, la Schaffenfest se trouve à l’extérieur des remparts, au sud-est.

Ici, la neige est moins présente, commençant même à fondre mais l’ambiance humide est particulèrement désagréable comparé aux chaudes forges de la Guilde d’Alchimie. Le Ritter nous confie son souhait de passer inaperçu en se faisant passer pour un mercenaire, ce qui, au vu des évènements, semble une bonne idée.

La Schaffenfest

Après un repas sommaire, Josef part s’occuper de sa cargaison, nous laissant à nos projets. La première étape est la Schaffenfest où de nombreuses tentes ont été dressées. Parmi les bannières, nous n’arrivons toutefois pas à trouver celle de Von Tasseninck. Selon Boris, il est probable qu’il n’arrive pas avant deux ou trois jours…

Au passage, nous remarquons un nain qui a été mis au pilori, il voscifère à qui veut l’entendre qu’il faut le sortir de là. Compte tenu de ma sympathie pour ces fiers travailleurs du métal, je me rends dans la tente du juge local pour y payer l’amende d’une couronne.

Le nain, du nom de Gotri, se révèle sympathique mais plutôt collant. Comprenant qu’il ne s’intéresse pas à grand chose que l’alcool, nous décidons de le laisser suivre sa propre destinée.

Un peu plus loin, un homme fait la publicité pour un spectacle de gens difformes. Voyant là une trace de corruption, je décide de l’interpeler sur l’aspect hérétique de ce type de manifestation. Il esquive ma question quand une créature immonde, un gobelin à trois pattes, s’échappe de sa geôle pour se ruer dans la foule. Il s’en faut de peu pour que nous exterminions cette bête malsaine mais son propriétaire souhaite la récupérer…

Au même instant, commence la joute, n’étant pas particulièrement intéressé par les mutations hérétiques du docteur Malthusius, je convaincs mes camarades de nous rendre à la lice, non sans en avoir rajouté une couche à ce prétendu docteur sur son spectacle contre nature. Boris me fait remarquer que l’Empereur a proclamé un édit incitant à la tolérance des mutants mais je ne peux croire que le Grand Théogoniste permettra cette aberration très longtemps.

Les passes d’arme s’enchaînent lors de joutes, voyant s’affronter Bögenhafen, représentant le Reikland face au Middenland. Les combats montent en intensité jusqu’au champion du Middenland, dans sa peau de loup contre un noble du Reikland, les deux hommes ayant visiblement des griefs personnels.

Alors que la joute prend fin, regagnant la ville, nous sommes alertés par des cris venant de la muraille. L’horrible gobelin de ce Malthusius s’est une fois de plus échappé! Malgré un magnifique sprint du Ritter, celui-ci ne peut empêcher la créature de se réfugier dans les égoûts.

La foule s’amasse et les gardes se déchargent vite de l’affaire sur nous! C’est honteux et je proteste avec véhémence mais ce Malthusius semble avoir la milice à la bonne et arrive à les convaincre de nous pousser dans les égoûts pour lui ramener sa créature ou, comme je leur dis, ce qu’il en restera quand nous nous serons chargé d’elle!

En récompense, on nous propose toutefois quelques menue monaie et un séjour tous frais payés dans une auberge réputée, la Fin du Voyage.

Les égoûts

Hans, un des deux gardes, nous accompagne jusqu’à la bouche d’égoût la plus proche. Un noble saoul s’est également invité dans “l’aventure” mais nous nous débarassons vite de lui pour éviter les ennuis. Une fois entre nous, je jette un sort de luminescence à mon marteau, ce sera toujours plus pratique que porter une lanterne.

Nous commençons notre exploration en tentant de suivre les traces du gobelin qui a été blessé lors de son échappée. Au bout de quelques boyaux, nous tombons sur une porte branlante au travers de laquelle filtre un peu de lumière. Dans le mur, une brique descellée comporte une sorte de signe, indiquant probablement que le lieu appartient à la guilde des voleurs. Nous ne nous attardons pas mais repérons tout de même la localisation au cas où il nous faudrait les contacter.

Boris cherche à nous ralentir, c’est louche, je l’entends même marmoner que le gobelin a le droit de vivre comme n’importe quelle créature. Il a dû prendre un coup sur la tête en sortant de la péniche ce midi…

Alors que nous nous concentrons sur la piste, Wulfy reconnaît une odeur… du gaz! Nous nous empressons d’éteindre nos lanternes, avançant à pas mesurés à la lueur de mon marteau. Les traces mènent jusqu’à une nouvelle porte en bois comportant une ouverture au niveau des yeux, elle est verrouillée. Le gobelin est semble-t-il passé par l’ouverture compte tenu des traces de pieds sur la porte.

De l’autre côté, on ne peut apercevoir qu’une torche et une sorte de commode… mais aussi un gros tas d’ossements. Je décide d’envoyer quelques lucioles éclairer les lieux mais aussitôt passées de l’autre côté elles sont comme foudroyées, me révélant, l’espace d’un instant, un pentacle tracé au sol!

Ces choses là ne sont pas présentes par hasard, une sombre magie doit être à l’oeuvre et il est de mon devoir d’anéantir ce lieu de perdition!

Boris propose de rebrousser chemin, le Ritter semble un peu perdu, n’étant pas dans son élément et Wulfy observe attentivement la discussion. Je prends donc les devant et fracasse la serrure alors que notre jeune compagnon indique que nous devons être sous Berg Strasse ou peut être Kaufman Strasse.

La pièce n’est pas très grande et il y a effectivement un gros tas d’ossements au niveau du pentacle, lui même encadré de deux grands chandeliers en argent. On peut y voir un bassin comportant 3 emplacements… le gobelin a donc été purement et simplement vaporisé. Mais alors pourquoi ces ossements semblent-ils comme grignotés?

La réponse arrive bien vite: les vents de magie se concentrent au centre du pentacle et une fumée apparaît, matérialisant petit à petit une créature! Ne sachant pas à quoi nous avons à faire, nous fuyons séance tenante.

Une fois le sprint terminé, nous analysons plus calmement la situation. Après tout, la créature est dans le pentacle, elle ne peut donc pas en sortir, d’un autre côté, toutes les créatures invoquées ne sont pas forcément mauvaises, elles sont seulement issue d’un autre plan…

Nous décidons donc de retourner voir de quoi il en retourne et nous retrouvons nez à nez avec une créature humanoïde dotée de crocs, de griffes, d’ailes de chauve-souris et d’une barbichette inquiétante. Un deuxième coup d’oeil nous permet de voir que le pentacle est cerclé d’une bande de cuivre et on peut lire, au centre de celui-ci, “Ordo Septenarius”.

La bête est sociable et répond aimablement à nos questions sans nous révéler la raison exacte de sa présence, c’est assez déconcertant mais nous ne prenons pas de risque pour autant en restant à bonne distance. Il doit apparemment garder et surveiller la pièce, rien de plus. Nous lui demandons donc s’il serait possible de récupérer l’os du bassin du gobelin et qu’ensuite nous le laisserons tranquille, il accepte et nous nous carapatons sans en demander plus.

Pour justifier l’état du gobelin, nous décidons de prétexter une explosion de gaz qui aurait vaporisé la petite créature et nous brûlons légèrement nos vêtements pour ajouter en crédibilité.

Retour à la surface

De retour à la Schaffenfest, le calme est revenu et les gardes nous accueillent avec indifférence. Le pseudo docteur proteste quant à l’état de sa bête de foire mais les gardes ne veulent en entendre plus et nous donne notre récompense.

A la Fin du Voyage, nous commençons par prendre un bon bain pour décrasser tous les miasmes des égoûts avant de nous détendre dans les thermes. Wulfy retourne tout de même auprès de Josef pour faire son travail mais nous profitons tous d’une soirée et d’un bon repas bien mérité.

Boris dormira auprès du Ritter pendant que Wulfy et moi partagerons l’autre chambre. En pleine nuit, je suis alerté par des cris venant de la chambre de mes camarades. Je trouve Boris et le Ritter en proie à d’horribles visions, ils ont apparemment fait le même cauchemar cette nuit et ont des propos décousus.

Leur rêve mettait en scène un gigantesque démon, Morrslieb ayant pris des proportions gigantesques et vaguement la fin du monde… pour parfaire l’horreur la lune est pleine alors qu’elle devrait normalement être décroissante et elle semble afficher un visage malsain. Boris se souvient même du nom du démon: Bel’Akor.

Une fois leurs esprits repris, le reste de la nuit se passe sans encombre.

3 de Pflugzeit:
Au petit-déjeuner, nous recevons un message du docteur Malthusus qui souhaite nous voir. Il faudra qu’il attende, nous avons d’autres chats à fouetter!

Boris, le Ritter et moi décidons d’aller faire des recherches au sujet de l’Ordo Septenarius au temple de Verena. Nous sommes reçus par un diacre puis par la prêtresse elle même. Prétextant une étude sur les différents cultes de l’Empire, elle nous aiguille rapidement au sein de la Bibliothèque réservée aux Initiés.

Nous apprenons que l’Ordo Septenarius est plus ou moins lié au culte d’Handrich qui, localement, se nomme plutôt Bögenauer. Il fait également des offrandes aux œuvres de Shallya (hospice pour les indigents, orphelinat).

Alors que nous nous apprêtons à partir, le Ritter suggère de faire quelques recherches sur le cauchemar. Nous ne trouvons quelques informations sur la légende de Morrslieb apparue lors du Combat entre les Dieux. D’un des ouvrages consultés, tombe un parchemin. Celui-ci semble dater de plus de 4 siècles. Celui qui l’a écrit dit avoir recueilli ses informations auprès d’une des Sœurs de la Foi et de la Chasteté, venant de Mordheim. Concernant la prophétie, nous y apprenons sur Morsslieb que « quand la lune grossira et grimacera, s’ensuivra une grande période de bouleversement, le Hérault viendra et les mortels étancheront sa faim. » Rien que ça!
Il semble que le Hérault couronnerait ainsi celui qui mènerait les armées du Chaos lors d’une Grande Invasion. Le Grand Hérault est aussi quelquefois appelé Sombre Changeur ou Sombre Monarque.

Nous quittons les lieux sans oser demander de l’assistance au clergé.

A midi nous retrouvons Wulfy qui était chargé de faire le guêt devant la boutique des notaires de l’héritage au cas où la zone serait surveillée. Il nous explique qu’il a eu quelques ennuis tout simplement car la rue indiquée sur le parchemin n’existe pas à Bögenhafen!

L’après-midi, nous nous rendons au temple de Sigmar pendant que Wulfy continue à arpenter la ville, cette fois à la recherche de la zone correspondant à la porte des égoûts: c’est l’auberge des Lances croisées.

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2 Responses to “Warhammer – Campagne Impériale – CR#3”

  1. Dae 27 février 2013 at 17:46 #

    « Boris, le Ritter et moi décidons d’aller faire des recherches au sujet de l’Ordo Septenarius au temple de Verena.  »

    Haha j’aime bien le reflexe Cthulhu… « faites moi un jet de Bibliothèque »

    Sympa ce compte rendu en tous cas, tout comme les précédents

  2. bintz 27 février 2013 at 17:59 #

    J’avoue que c’est un peu ça ouais, je plaide coupable :)

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