Warhammer – Campagne Impériale – CR#5

Un peu de retard dans la publication des CR, que ce soit pour Warhammer ou pour Cthulhu, pourtant ya de la matière, promis!

Pour ceux qui n’ont pas suivi, mon brave Rudy et ses compagnons ont terminé la première partie de la campagne, Ombre sur Bögenhafen. Ce cinquième volet correspond au trajet retour vers Altdorf où nous avons à faire. Un petit scénar de transition pas désagréable histoire de se relaxer avant la reprise réelle des hostilités!

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7 de Pflugzeit:

A peine remis des mésaventures de la veille, nous apprenons que le baron Von Saponatheim est arrivé en ville et a décrété la loi martiale. La version officielle est qu’il fera ce qu’il faut pour démasquer les assassins du bougmestre. En réalité, il a obtenu les informations nécessaires pour comprendre les tenants et les aboutissants de l’affaire.

Le capitaine et le juge sont officiellement mis hors d’état de cause. Sont officiellement morts: Teugen (et Gideon), Steinhäger, Wartenberg (de la guilde des joailliers) et le docteur Reinhordt.

Malgré la version officielle, et l’accusation portant sur le Ritter pyromane, nous bénéficierons d’un sauf conduit pour quitter la ville et rejoindre Josef qui nous attend non loin.

Boris et moi convainquons le Ritter d’abandonner l’héritage, surtout qu’il est le seul à être officiellement recherché comme incendiaire. Dans tous les cas il nous faut du repos avant de repartir. Nous sommes hébergés par la Guilde des Voleurs.

8 de Pflugzeit:

La prêtresse de Shalya est retrouvée morte “suicidée”.

Je profite de notre repos pour commencer à inculquer à Boris les principes prônés par Sigmar.

9 de Pflugzeit:

Un des médecins impliqués dans l’affaire est tué sur les quais. Seul Hans, membre de la guilde des joailliers, a réussi à fuir la ville.

Nous en profitons également pour faire les comptes, le Ritter ne nous ayant pas payé lors de notre dernier jour de paye, le 6 de Pflugzeit. A cette occasion, nous nous rendons compte qu’il nous paye largement plus que ce qu’il devrait à cause d’une bête erreur de virgule de ma part. Pour couper court à toute polémique et éviter les calculs inutiles, je lui propose de ne pas nous payer cette semaine, nous reprendrons les traites le 14 au nouveau tarif. Il accepte volontiers, ne souhaitant pas se compliquer outre mesure.

Une partie de la troupe de Von Tasseninck est passée en ville ces jours ci mais nous n’avons pas vraiment de détails, préférant rester en sécurité aux Lances croisées.

11 de Pflugzeit:

Au matin, alors que nous tuons le temps dans l’espace de plus en plus exigu de la cave, quelqu’un frappe à la porte menant vers les égoûts. Tant de bonnes manières en ces lieux est suspect et mes camarades attrapent leurs armes en vitesse alors que Boris s’en va ouvrir.

Un homme émacié, aux traits marqués, entre dans la pièce accompagné d’une pénombre inquiétante. Je reconnais assez rapidement les vents gris et pas des moindres. Je salue en vitesse le magister, qui me rétorque être seigneur magister! Il se présente comme Andreas Rokenauer, mage personnel du baron Von Saponatheim, il est là pour savoir exactement ce qui s’est passé ces derniers jours.

Nous lui racontons nos mésaventures par le menu et l’évocation du démon de l’autre côté du portail, probablement Be’lakor, l’interpelle plus que tout. Il nous rappelle que la disparition de Mordheim toucha fortement l’Empire, la crise culminant par la grande guerre contre le Chaos. Il nous annonce également qu’il était déjà là le jour du rituel mais qu’il n’a pas souhaité intervenir directement, nous facilitant semble-t-il la tâche dans notre opération d’infiltration. En y pensant bien, il est vrai que les dockers nous portèrent peu d’attention lors de notre sortie des égouts…

Nous lui montrons ensuite le courrier adressé à Teugen que nous a remis Magirius. Il nous indique qu’il ne vient pas de Nuln mais de Grissenwald, plus précisément des Crêtes noires…

Il nous rappelle qu’officiellement, nous n’avons jamais été là et que si nous avons besoin de revenir dans le coin, il faudra passer par lui ou directement par le baron. De plus, ce dernier nous “embauche” pour finir le travail et retrouver Hans le fugitif.

Au passage, nous lui demandons s’il peut nous faire une lettre de recommandation, à moi même pour le Collège de Magie, au Ritter pour l’école d’officier. Il nous conseille plus spécifiquement d’aller à Nuln et cela tombe plutôt bien car nous comptions y enquêter après être repassés par Altdorf pour finaliser nos démarches administratives. Ces papiers seront prêts sous deux jours.

Avant de nous quitter, il nous demande de faire attention sur la route. On est toujours sans nouvelle de Von Tasseninck et la région subit de plus en plus d’attaques de mutants et d’hommes bêtes. Quand je vous dis que cet édit pro-mutant est une aberration…

La porte se referme sur l’impressionnant magus, redonnant aux lumières leur éclat normal. A cet instant, je sens Chamon influencer imperceptiblement tout mon être.

13 de Pflugzeit:

A l’aube, le départ approche enfin. Le Ritter s’amuse avec son pistolet nouvellement acheté alors que Boris et Eigon s’entretiennent une dernière fois avec la famille Préfleuri: quelques contacts supplémentaires à Altdorf et Nuln ne seront pas du luxe par les temps qui courent.

Josef nous attend sur les derniers quais à la sortie de la ville et nous levons l’ancre sans tarder. Bögenhafen ne devrait pas trop nous manquer.

14 de Pflugzeit:

Le trajet vers Altdorf se passe paisiblement quand Boris repère un mutant ailé dans les arbres bordant le canal! Il semble s’enfuir, peut être pour avertir des compères et nous montons tous sur le pont, prêts à en découdre. J’empile quelques caisses le long du bastingage et le Ritter tente de remplir son arme de poudre quand nous apercevons des cadavres bardés de carreaux à la surface de l’eau: des morts sur le Reik (ou presque).

Un peu plus loin, une petite péniche nous attend ou surtout son équipage: un homme recouvert de fourrure et un autre dont un bec orne le visage, d’abjects mutants!

Nous crions à Josef de serrer la rive opposée pour passer au plus loin de l’embuscade et éviter une probable pluie de flèches mais c’est sans compter sur “l’héroïsme” du Ritter qui demande au contraire à se rapprocher pour mettre son pistolet à portée.

Seulement, notre bon Ritter se rend compte qu’il n’est pas si aisé d’user de technologie, surtout quand on n’a pas encore été formé pour! Son tir passe largement à côté alors que l’homme ailé fond sur nous. Au même instant, des tentacules sortent de l’eau et tentent de nous agripper et nous devinons une silhouette humanoïde au fond de l’eau.

La bataille bat son plein quand nous apercevons une jeune fille, donnant la main au poilu. Je distingue des vents de magie obscurs autour d’elle, probablement un nouveau changeforme qui tente de nous abuser! Mais la créature infâme se faisant passer pour une innocente enfant ne nous attirera pas! Pour ne rien arranger, des carreaux fusent de toutes parts.

L’homme ailé commence justement à battre de l’aile mais, alors que nous distançons largement nos assaillants, un dernier tir atteint Josef en pleine tête. Boris arrive miraculeusement à le maintenir en vie pendant qu’Eigon tient la barre d’une main de fer.

Nous arrivons à Weissbruck à la tombée de la nuit, un mourant à bord, la situation est critique.

Une nuit agitée

Je file vers l’auberge pendant que mes camarades restent à bord pour veiller Josef, entre la vie et la mort. L’aubergiste m’indique une certaine Elvira et demande à un de ses valets de m’accompagner. Le jeune garçon n’a pas inventé la poudre mais me mène rapidement à l’autre bout du village.

Stupeur, la maison est plongée dans l’obscurité et une vitre a été brisée. Pour ne pas avoir mon guide dans les pattes, je lui demande d’aller quérir la milice pendant que j’entre pour voir si tout va bien.

La fenêtre a des traces de sang et quelques morceaux de vêtements se sont accrochés dans les éclats. A l’intérieur, j’illumine mon marteau et je trouve rapidement une lettre de menace demandant à Elvira d’amener le matériel à la grange rouge.

Je m’apprête à monter à l’étage quand mon attention est attirée par un bruit venant d’une armoire, une sorte de grattement. J’ouvre aussi sec pour surprendre un éventuel assaillant mais je ne trouve qu’un passage descendant vers un sous-sol.

Les bruits ressemblent à des grattements de rats et semblent s’éloigner. J’avance précautionneusement jusqu’à une salle ressemblant à un lieu de stockage et devine une petite silhouette cachée dans un coin: une petite fille! Apeurée, elle m’avoue être la nièce d’Elvira qui l’aurait punie, elle a alors entendu des cris et est restée cachée depuis.

Je la rassure et la remonte après avoir inspecté brièvement la pièce: un panneau coulissant dissimule les herbes et onguents utilisés par l’herboriste.

Pendant ce temps, mes camarades ont la joie de voir passer plusieurs mineurs passablement éméchés qui mettent le village sens dessus dessous, occupant la “milice” par la même occasion. Ils voient alors arriver le valet et s’imaginent que je suis peut être dans de sales draps.

Nous nous retrouvons quelques instants plus tard et comprenons bien vite que les gardes ne feront rien quant à la disparition. Ils sont débordés, Elvira leur est plutôt antipathique et ils n’ont semble-t-il plus réellement de chef depuis notre passage à l’aller… (oups)

Avant de regagner la péniche, j’emporte tous les échantillons que je peux afin que Boris tente de sauver la vie de Josef qui ne tient qu’à un fil. Notre cher garde du corps, particulièrement inspiré, confectionne un cataplasme qui semble efficace.

La vie de notre ami hors de danger, nous le laissons à l’auberge avec la nièce d’Elvira et nous reprenons notre recherche de l’herboriste. L’aubergiste nous apprend que des hommes la cherchaient il y a quelques jours et Otto, un mineur saoul, nous propose de nous amener à la grange rouge dans une zone abandonnée à la périphérie du village.

Une fois sur place, j’endors notre ami ivrogne pour le mettre hors de danger et nous observons le bâtiment. La porte principale est entrouverte et bloquée, insuffisant pour nous glisser à l’intérieur. De plus, de lourds ronflements nous parviennent, il va falloir la jouer discrète.

En faisant le tour de la vieille bâtisse, nous remarquons que le premier étage est au niveau de la colline attenante, il est donc possible d’atteindre l’étage sans grimper. Jetant un œil à l’intérieur, nous repérons notre cible, ligotée et bâillonnée, gardée par deux hommes endormis. Ils doivent avoir quelques compères en dessous.

Pendant que j’endors plus durablement un des deux gardes, le Ritter pointe sa rapière sur la gorge de l’autre. Surpris, l’homme répond à nos questions dans un murmure. On leur a demandé d’enlever Elvira… mais nous n’avons pas le temps d’en savoir plus qu’il tente de donner l’alerte! Notre meneur lui poinçonne la gorge sans sourciller, perpétuant le silence nocturne.

Nous libérons Elvira et emportons l’autre garde, il pourra peut être nous donner quelques informations supplémentaires. Le prisonnier est jeté dans la cale pendant que l’herboriste nous accompagne jusqu’à l’auberge.

En recoupant les informations, nous arrivons à savoir qu’un certain Hollbauzer, d’Altdorf, requerrait des produits rares et à la limite de l’hérésie. Elvira aurait refusé de lui fournir et aurait donc été amenée de force. Elle ne peut cependant nous en dire plus si ce n’est qu’une péniche devait venir récupérer les kidnappeurs le lendemain. Autre indice, notre captif possède un pendentif à tête de rat.

Profitant de la présence de l’herboriste, nous lui faisons examiner le cataplasme confectionné par Boris. Elle pâlit… il a utilisé un mélange de plantes, accélérateur de croissance et Sigmar seul sait ce que cela a déclenché. Autour de la plaie, la peau de Josef est étrangement blanche et infectée, purulente. Elle refuse d’y toucher et donne des indications à Boris pour tenter d’endiguer le mal. Nous sautons sur l’occasion pour lui demander de nous préparer de vrais cataplasmes au cas où nous serions blessés également.

Après cette nuit bien agité, nous décidons finalement de prendre un peu de repos.

15 de Pflugzeit:

Au réveil, Boris se rend au chevet du malade et revient nous annoncer qu’il est mort étouffé pendant la nuit. Etouffé? Lapsus révélateur… je prends mon camarade à part, devinant ce qui a pu se produire. Son choix a dû être plus que difficile mais mieux vaut mourir en humain que vivre en mutant. Cela nous apprendra à nous méfier des blessures provoqués par ces erreurs de la nature, Sigmar ait son âme.

Nous offrons à Josef un bûcher sur le canal et une oraison à Morr, Manann et Sigmar. Nous héritons de fait de la péniche que nous envisageons de renommer en “Pénich’ de Josef” mais il faudra confirmer tout cela à tête reposée.

16 de Pflugzeit:

Elvira nous offre les cataplasmes promis et nous indique qu’elle va quitter la ville avec sa nièce, ne se sentant pas en sécurité ici. Nous lui expliquons que la région est particulièrement dangereuse dernièrement et qu’il vaudrait mieux qu’elle nous accompagne à Altdorf, malgré ce qui s’est passé. Elle pourra toujours prendre la route de là bas dès son arrivée.

En vue de mon admission au Collège Doré, je lui demande si elle ne pourrait pas me fournir quelques échantillons de ses ingrédients mais elle me propose mieux: m’initier à l’art de l’herboristerie.

Le temps de rassembler ses effets personnels tout en m’enseignant les rudiments, elle sera prête à partir dans quelques jours.

20 de Pflugzeit:

Nous quittons enfin Weissbruck en début de matinée, une pensée pour notre ami tombé au combat.

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