Cthulhu – Masques de Nyarlathotep – CR#18

vanheuvelen

Cette session 18 marque la fin des investigations à Nairobi, même si les personnages y repasseront sûrement. J’ai profité de cette séance pour remettre Vanheuvelen en scène. Le pauvre bougre avait été convaincu par les PJ que s’il les accompagnait, il participerait à de grandes découvertes. Cela avait eu pour effet de le sauver des chats de Bast mais il n’a finalement récolté que des ennuis: fuite précipitée du Caire, embarquement de force sur un cargo miteux, hôtel incendié, etc…

Il se pose de légitimes questions sur ces américains et s’estime trompé. Logiquement, il tente de s’enfuir en emportant avec lui quelque chose qui lui semble de valeur et qui pourrait le relancer dans le domaine de l’archéologie: un vieux grimoire. Une bonne occasion pour une course poursuite avant de partir en randonnée, ça permet de s’échauffer!

Une Destination, Deux Expéditions

1. Présentation

Session de jeu #18:
Samedi 13 septembre 2014

Investigateurs physiquement présents :
Edward Green, explorateur
Elliot Thompson, homme de main
Shaun Harland, collectionneur d’art

Investigateurs skypement présents :
Charles R.R Bapkins, détective conseil
Max Cardiggan, reporter sans frontière

Personnages présentement non-joueur :
Janwillen Vanheuvelen, archéologue alcoolique (PNJ)

Vous trouverez ci-après le compte rendu des évènements par Max Cardiggan.

2. Evènements

18 avril 1925 – Dans la Hutte du Vieux Bundari

village-kenya

Nous sommes emmenés en camion dans un village Massaï. Okomu nous conduit vers une hutte décorée de symboles étranges et nous enjoint de ne surtout pas parler quoiqu’il arrive, le vieux Bundari voyage entre les plans et hâter son éveil pourrait être fatal.

La hutte est sombre et un couloir en spirale débouche dans une petite pièce circulaire où un homme très maigre semble être en transe. Nous nous asseyons sans parler sur des paillasses à même le sol. De nombreux colifichets ornent la hutte et une étrange odeur d’herbe flotte dans la pièce.

Au bout d’une dizaine d’heures, le vieil homme, sort de sa transe et nous adresse la parole. Il semble savoir qui nous sommes et ce que nous avons fait jusqu’ici. Il nous dit que la Langue Sanglante est à l’origine de nombreux enlèvements qui ont lieu dans la région. Il nous donne un breuvage qui permet de rester dans l’ombre de nos ennemis, une sorte de tapette à mouche au manche d’ébène qui permet de distinguer ce que cache le mal et une cage en bois contenant un caméléon qui n’est pas celui qu’il paraît. Celui-ci pourra nous aider une seule fois contre quelque chose de non magique.

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Nous ressortons de la hutte et Okomu nous héberge pour la fin de la nuit. Il nous apprend que la grande prêtresse du culte de la Montagne du Vent Noir est notre vieille connaissance M’Weru et que l’Oeil de Ténèbre et de Lumière est un sortilège, un signe protecteur. Il nous faut rapatrier le morceau de stèle brisé que Green et Atkinson ont envoyé à Kensington à New York car cela pourrait aider le Vieux Bundari à déterminer le mode opératoire du rituel.

19 avril 1925 – A la Poursuite de Vanheuvelen

Nous rentrons le lendemain en fin de matinée à Nairobi et constatons avec effroi que Vanheuvelen a disparu ainsi que notre exemplaire des Manuscrits Pnakotiques. Nous partons illico presto à la gare, suspectant ce vieil ivrogne de vouloir revendre cet artefact ancien. Nous découvrons en interrogeant les guichetiers, qu’un homme correspondant à sa description a pris le train pour Mombasa. Ne voulant pas attendre le train suivant, nous sautons dans un taxi. Thompson décide de rester à l’hôtel pour surveiller nos affaires.

voiture

Après 20 heures de route, nous arrivons en pleine nuit à Mombasa. Nous faisons le tour des hôtels, de la police et de la gare avant de nous diriger vers le port où nous retrouvons le hollandais dormant entre deux caisses. Nous avions promis à cet imbécile de participer à une découverte archéologique d’ampleur pour lui sauver la vie au temple de Baast mais il a estimé avoir été trompé et a volé le grimoire en compensation.

Nous récupérons les Manuscrits et après une explication musclée, lui proposons de l’aider à monter une expédition majeure au cœur du Kenya dont il sera le chef. Il s’agit en fait d’un leurre destiné à attirer les regards de la Langue Sanglante alors que notre expédition, la vraie, restera dans l’ombre. Nous profitons de notre présence à Mombasa pour télégraphier à Kensington l’ordre d’envoyer la stèle le plus vite possible à Sam Mariga.

Du 20 au 24 avril 1925 – Les Préparatifs

De retour à Nairobi, nous préparons avec l’aide de Sam Mariga les deux expéditions. Celle de Vanheuvelen sera constituée d’un guide et de 3 porteurs tandis que la nôtre d’un guide et de deux porteurs. Celle de Vanheuvelen empruntera le chemin le plus direct – 5 ou 6 jours pour atteindre la Lande Stérile – alors que la nôtre empruntera un chemin plus discret à travers forêts et montagnes. Un article du journal local, l’Etoile de Nairobi, clame haut et fort le départ imminent de l’Expédition Vanheuvelen sur les traces de l’expédition Carlyle. L’édition du journal annonce aussi la découverte d’un charnier près d’un village se trouvant près de la Lande Stérile.

En attendant le départ de l’expédition, Harland et moi même nous rendons au Victoria Bar dans l’espoir de retrouver la trace de Nelson, le contact d’Elias Jackson qui aurait rencontré Jack Brady quelques années auparavant à Hong Kong. Le barman nous indique le quartier dans lequel nous pourront peut être le trouver. Après avoir fait plusieurs bars, nous retrouvons Nails Nelson dans un bouge, le Loyal Defender : le bougre mat de peau, mal rasé et sale est visiblement saoul. Je vais chercher une bouteille de gnole locale afin de lancer la discussion et il ne nous apprend finalement que peu de choses : il confirme avoir vu Brady en 1923 dans un bar du nom du Lis Jaune à Hong Kong. Nous n’en saurons pas plus et rentrons à l’hôtel où une scène assez inattendue nous attend…

En effet, pendant ce temps là à l’hôtel, Harland a repéré par la fenêtre l’arrivée imminente de deux étincelles volantes similaires à celles qui avaient attaqué Green et Atkinson dans le train de Mombasa. C‘est la cohue, tout le monde se rue à la recherche de brocs d’eau et la baignoire est remplie. Bapkins atteint la première qui perd de son intensité. Green rate la sienne. Thompson atteint pleinement la seconde qui s’éteint complètement et tombe sur le sol comme un charbon carbonisé qui se décompose. La première étincelle tente d’atteindre Green qui l’esquive avec succès. Tandis que Bapkins reremplit son broc, l’étincelle le touche et le malheureux commence à prendre feu et rate son coup.

Heureusement que Green réussit son jet de broc et l’éteint complètement. Le personnel de l’établissement vient donner un coup de main pour maitriser l’incendie et la police arrive pour interroger les différents intervenants. Tout ce petit monde est emmené au poste pour la nuit car la police reconnaît Green qui avait été impliqué dans l’incendie du train.

25 avril 1925 – Des Révélations Inattendues

Le lendemain, Green et Thompson ressortent du poste et sont hués par la foule, des cailloux volent. La une de l’Etoile de Nairobi annonce que l’américain pyromane a encore frappé ! Vanheuvelen et Bapkins ont quant à eux passé la nuit à l’hôpital afin de récupérer de leurs brûlures.

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Green et moi même partons ensuite au journal local afin de tenter de déculpabiliser Green et de trouver dans les archives des informations sur l’expédition Carlyle. Nous apprenons de sa rédactrice en chef qu’elle connaissait les membres de l’expédition et les avait trouvé très malsains : Hypatia était très souvent malade et Carlyle buvait beaucoup. Penhew quant à lui, fréquentait un marchand de thé obséquieux du quartier marron, un individu fort désagréable. Une photo nous révèle deux faits importants : Sir Aubrey Penhew semble plus jeune qu’il ne l’est et Hypatia est enceinte ! Elle porte sûrement en elle le Fils du Pharaon Noir !

En repartant pour notre nouvel hôtel, nous repérons un indien qui nous suit mais n’arrivons pas à l’intercepter. Green sépare la potion du Vieux Bundari en parts individuelles. Le départ de l’expédition Vanheuvelen doit avoir lieu le lendemain matin. Je décide d’aller rôder de nuit autour de l’hôtel. Bien m’en prend car je repère un individu louche dans une ruelle non loin de l’hôtel en train d’effectuer des passes magiques. Encore à vouloir nous envoyer des étincelles le brigand ! Mon sang ne fait qu’un tour : je m’approche subrepticement et me bat avec lui. Mes coups ont raison du malheureux qui trépasse sous mes yeux: un petit indien moustachu et enturbané. Je trouve sur lui une dague, une machette et une boule de matière étrange, surement un composant utilisé pour ses incantations maléfiques. Nous décidons de partir immédiatement nous terrer chez Sam Mariga et laissons une lettre à Vanheuvelen lui souhaitant une bonne expédition.

26 avril 1925 – Le Départ pour la Montagne du Vent Noir

Nous passons la journée cachés chez Sam Mariga qui récupère ses hommes et partons à la nuit tombée…

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