Cthulhu – Oripeaux du Roi #13 – Le Vice Roi des Indes

Halloween… c’est une bonne date pour poster un nouveau CR non? En plus le CR#13, ça doit bien porter un petit peu malheur! Bon, j’avoue que celui-ci est court car il s’agit en fait d’un interlude avant d’attaquer le toute fin de cette campagne: le trajet Milan-Bombay sur le Vice Roi des Indes. Ca a été l’occasion de retrouver notre 4ème joueur avec qui le pauvre Vincent Tuck avait connu une fin tragique. Le revoilà donc dans le rôle du révérend Ian Gore, apparemment féru de voyages et d’ésotérisme, perméable aux choses sortant du spectre strictement chrétien. Un allié ou un nouvel obstacle qu’il faudra éliminer à la fin?

Il ne faudra pas attendre longtemps pour le savoir puisqu’il ne restera que deux CR après celui-ci: une toute petite session pour alléger le final et le faire tenir en une soirée, les deux sessions ayant été jouées à quelques jours d’intervalle.

Bonne lecture!

Le Vice Roi des Indes

Le Vice-Roi des Indes

Session de jeu #13:
Date: jeudi 11 mai 2017
Lieu: Skype

Investigateurs présents :
McAlli, jazzman
Dr. Marcus Olivenstein, psychiatre
Paul/Asenath Watkins, antiquaire/medium
Ian Gore, révérend

Journal de Paul Watkins

Nous avons donc embarqué à bord du Vice-Roi des Indes, dans la cale duquel nous avons fait charger tout le matériel nécessaire pour notre expédition à venir (tentes, vêtements chauds, matériel de cuisine, semelles cloutées, etc.). Le navire de la P&O est très luxueux – et nous partageons une suite de première classe avec le Dr Olivenstein et McAllister.

Officiellement, nous partons chasser le gros gibier dans le Nord de l’Inde. Mais notre objectif est bien entendu de retrouver la trace de l’expédition Anzalone.

Nous avons donc profité de ces 11 jours pour en apprendre plus sur l’Inde, son histoire, ses us et coutumes, et avons pratiqué l’hindi. Les quelques éléments sur les religions locales que j’ai pu glaner étaient sans conteste le plus intéressant, mais je n’ai pas pu approfondir mes recherches.

Je dois à présent coucher mes notes sur les personnalités notables que nous avons rencontrées.

Capitaine McNab
Le commandant de bord, qui a 20 ans d’expérience dans la Marine Royale, nous a fait l’honneur d’être à notre table le soir du 31 décembre. McAllister et lui se sont rapidement rapprochés.

Stephen Thomas
Ce comptable au ministère du commerce à Bombay est un homme maladroit, timide, et mordu de mots-croisés. Rien à dire de plus.

Madame Henrietta Tullis
Épouse d’un attaché culturel à Bombay, elle connaît bien l’Inde et organise des réceptions. Prise d’affection – ou de pitié – pour notre groupe, elle a réservé pour nous à l’hôtel Taj Mahal à Bombay dès le premier soir, après quoi elle a dansé avec le Révérend Ian Gore.
J’ai tenté de me rapprocher d’elle tout le long du voyage, et l’ai invitée à une séance de spiritisme. Je pense d’ailleurs qu’elle en a perturbé le magnétisme, car la séance a été un bide complet. Mais curieusement c’est McAllister qui en a tiré le plus d’informations sur notre destination. Il faut dire qu’il est plus de son âge. Et elle lui a promis de nous mettre en relation avec M. Harry Unwin, un de ses contacts à Bombay.

India

Julian Night
Un jeune homme, qui fume avec un porte-cigarette et travaille au ministère des affaires étrangères. Il nous a semblé très intéressé par les filles. Il faut dire que ce genre de voyage compte de nombreuses femmes « venant pêcher à la ligne » de riches époux.

Il est notable uniquement pour la rivalité constante qu’il a entretenue avec McAllister. Après des échanges houleux le premier soir, il a été jusqu’à confronter physiquement le boxeur le cinquième jour. Ce jour-là était excessivement chaud, à tel point que les gens dormaient dehors. Les deux hommes ont finalement réglé leur différend par un duel à la boxe, évidemment, durant lequel le jeune homme s’est plutôt bien défendu physiquement mais a été vaincu au 3ème round, durant lequel l’ex-juge a déployé toute son expérience.

Mais tout cela n’était pas terminé. En pleine Mer d’Arabie, McAllister s’est fait agresser par des lascars (c’est le nom que l’on donne aux membres d’équipage). Il a pu se faire aider par un gentleman. Nous soupçonnons évidemment que ce Night a payé les pauvres bougres. Le capitaine a promis de mener son enquête.

Révérend Ian Gore
Étrange personnage que ce Révérend. Il m’a semblé très corruptible, en tout cas en ce qui concerne l’alcool et la drogue. Et dans le rôle du corrupteur, c’est évidemment Olivenstein qui a officié, l’enrôlant dans ses soirées “poésies”. Il a abordé avec lui très vite le sujet du Signe Jaune, et avec force entrain, ce qui m’a fait craindre le pire pour la suite. Mais le Révérend s’est montré très ouvert, puis presque passionné. C’est d’ailleurs lui qui a sauvé ma seconde tentative de spiritisme à bord, le dernier jour. Il a développé une réelle connexion avec un esprit se faisant appeler Ésope, et qui s’est incarné dans le corps d’Olivenstein (probablement car il est le plus faible d’entre nous).

Nous avons pu apprendre qu’Ésope et lui entretiennent une relation par le rêve, et qu’il y a un lien avec des noms que nous avons déjà rencontrés, comme Shub Niggurath.

Patricia Berry
Une jeune fille réservée, qui sort d’une relation infructueuse. Elle a été entraînée là par Francesca, qui n’a eu de cesse de vouloir la placer auprès des hommes du bord, y compris d’Olivenstein. Elle n’a pas pensé à moi en revanche.
Cela dit la pauvre Patricia a été très vite ensorcelée par le Docteur. Quand nous le voyions par la suite, c’était avec elle ou avec le Révérend. Je crains pour la stabilité morale de cette jeune fille.

Francesca Nicholson
Secrétaire à la Loyd à Londres, cette charmante jeune fille a l’ambition de devenir chanteuse professionnelle. Elle est, consciemment ou non, à la source d’un événement étrange, le premier soir. En effet c’est elle qui a lancé l’idée de danser à notre tablée. Nous avons ensuite été entraînés dans une danse frénétique qui semblait d’abord bon enfant. C’est Olivenstein qui s’est emballé le premier, puis nous avons tous glissé dans une sorte de rêve. Les masques, les mouvements en spirale, tout m’évoquait subitement Carcosa et j’ai perdu mes esprits.

On m’a raconté ensuite que McAllistair a pu rompre le charme en improvisant un petit récital de jazz. Mais n’était-ce pas justement le chant de Francesca que j’ai entendu en revenant à mes esprits ? Les autres me trouveront sans doute paranoïaque. Et comme nous débarquons bientôt à Bombay, tout cela deviendra probablement anecdotique avec le recul.

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